Les bons élèves : Olivier Ducray, Les Anges Anonymes

Olivier Ducray a assisté à l’une des toutes premières Master Class de touscoprod, il y a presque un an. Après avoir vécu par procuration l’aventure Kickstarter de sa compagne, il s’est dit qu’une campagne de crowdfunding ce n’était peut-être pas si facile que ça… Au final, c’est gagné pour lui et pour son film Les Anges Anonymes qui a récolté 17 230€, soit 115% de son objectif de départ !

Après une belle réussite, Olivier revient pour nous sur le rôle de la Master Class dans cette expérience participative.

Tu avais déjà rencontré plusieurs personnes de chez nous, qu’est-ce qui t’as donné envie d’assister quand même à la Master Class ?

J’avais une petite idée de la manière dont fonctionnaient les campagnes de levées de fond parce que ma compagne en avait fait une sur Kickstarter, donc j’avais suivi ça et j’avais vu le boulot que ça représentait et là pour le coup je savais que j’allais être un peu tout seul à la gérer. Même si j’ai un producteur sur ce film, le web c’est pas trop son truc, donc je savais que les réseaux et tout ça allait être moi et je voulais être sûr de bien enchaîner les étapes dans le bon ordre, de bien m’y prendre etc…

Et tu étais satisfait en sortant de la Master Class ?

Oui, carrément, c’était très clair, franchement très clair. C’est simple, ça avait tout remis dans l’ordre.

Pendant la campagne tu t’es appuyé sur ce qu’on avait dit en Master Class, tu y a repensé ?

Oui, j’avais pris pas mal de notes et bien sûr ça m’a servi. Notamment y a des idées fortes comme celle des cercles, ça je pense que c’est des idées assez maîtresses. Sur la communication en général, la manière dont il faut tenir ses réseaux etc. Après pour moi la Master Class c’est sûr c’est un vrai plus en terme de contact, et puis même quand on croit être plus fort que tout le monde, en fait y a tellement de gens qui sollicitent que oui, ça donne des clés dans l’organisation. Maintenant ce n’est pas tout bien sûr, le réseau et la qualité ou l’attractivité du projet font ensuite la différence. Mais au moins s’y prendre correctement, avoir les notions, c’est la base. J’ai envoyé des gens à la Master Class d’ailleurs !

Est-ce que tu avais déjà préparé ton projet avant de venir à la Master Class et est-ce que tu l’a repensé (édito, contreparties… ) après ?

J’avais quand même commencé à ébaucher tout ça, mais je l’ai peaufiné après la Master Class, ça c’est clair. Et puis j’allais oublié de le mentionner mais j’étais avec l’assistante de prod qui pour le coup ne connaissait absolument pas le crowdfunding et qui a appris des tonnes de trucs et elle était hyper contente. Moi je connaissais un peu, je l’avais vécu à distance, mais en effet à la suite de la Master Class on s’est vus, on s’est fait un long point pour peaufiner tout ce qu’on avait commencé.

Donc c’est bien aussi quand on travaille en équipe pour que tout le monde ait les mêmes notions, les mêmes compréhensions des enjeux ?

Oui, carrément, je pense que c’est pas mal d’y aller avec une autre personne. Moi j’ai la chance d’avoir une prod, tout le monde n’a pas de prod quand on démarre à ce stade.

Bref, tu recommandes la Master Class à tous nos futurs porteurs de projets ?

Ah oui oui, clairement, il faut ! Faut pas se croire plus fort que les autres. Moi j’ai eu la chance de le vivre à distance, parce que sinon j’aurais peut-être été plus présomptueux, mais j’ai vu que c’était du travail au quotidien. Et puis c’est fatigant. Mais je garde un bon souvenir de tout ça. Un peu chaud, c’était du boulot en tout cas j’ai essayé de bien tenir le truc. Mais un bon souvenir !

Les bons élèves : Valérie Montmartin, Global Gay

Valérie Montmartin est productrice. Cette année, elle a dirigé d’une main de maître deux campagnes à la suite après avoir suivi la Masterclass touscoprod en février 2013. Global Gay, la première, a levé 10 672€ soit 107% de son objectif de départ, L’Histoire engloutie sous la mer, la seconde, a atteint 5 250€, 131% de son objectif. Si les deux projets sont des documentaires, les deux campagnes ont été très différentes, retour sur ces expériences.

Qu’est-ce que qui vous a donné envie de participer à la Master Class ?

Le principe même de la Master Class, et le fait que ça soit gratuit. Je trouvais le principe pertinent : en 2h j’étais censée tout comprendre sur comment mener une campagne.

Vous étiez satisfaite à la sortie ? 

Oui, absolument. Maintenant que j’ai mené deux campagnes je pourrais faire des remarques par rapport à mon expérience personnelle, mais globalement c’est bien, ça donne un bon aperçu.

Est-ce que vous aviez déjà préparé votre projet (édito, contreparties… ) avant de venir à la MC et est-ce que vous l’avez repensé après ?

Non, moi le projet était déjà très clair dans ma tête, le projet de film. Mais le projet de campagne pas du tout, donc je l’ai pensé à la suite de la Master Class. C’est la Master Class qui m’a permis de me dire «voilà, on fera ça, on aménagera telle vidéo» donc c’est avec la Master Class que j’ai construit la campagne.

Est-ce que pendant la campagne, au moins la première, vous avez repensé à ce que vous aviez entendu en Master Class ? 

Oui, j’ai pris des notes pendant la Master Class, et c’est vrai que pendant la campagne je me suis référée à mes notes. J’ai repensé notamment à la question de faire évoluer les contreparties ou pas, comment les faire évoluer, je suis plus retournée vers le site pour voir d’autres campagnes et voir comment les autres animaient la leur pour avoir d’autres exemples et qu’éventuellement ça m’inspire. Mais je crois que la Master Class sert vraiment au démarrage, à la mise en place de la campagne. Après de comprendre comment on mène à bien une campagne ça vient en la faisant et en essayant aussi de communiquer avec vous, les équipes, et ça c’est plus simple après la rencontre en Master Class.

Qu’est-ce que vous retenez de cette expérience ?

Au point de départ d’une campagne, quelle qu’elle soit, il y a toujours l’entourage. Et le principe des cercles qui avait été montré lors de la Master Class est vrai. Et si on ne sort pas de son premier cercle d’amis etc., on ne peut pas réussir. Pour faire une bonne campagne, il faut avoir un bon réseau et des super contreparties. Sur Global Gay on n’avait pas de très bonnes contreparties mais on ne pouvait pas en avoir, sur un documentaire c’est compliqué, sauf si y a une thématique comme pour L’Histoire engloutie sous la mer. Là on avait cherché un partenaire qui est la Fédération Française de Plongée qui nous a donné des cadeaux qu’on a mis en contreparties. Ce n’était pas si dur de réussir la campagne de L’Histoire engloutie sous la mer parce qu’on avait des super contreparties, et au contraire c’était très dur d’arriver à 10 000€ pour Global Gay.

Donc les contreparties sont essentielles à la réussite du projet ?

Tout à fait. Les proches donnent parce que c’est nous, après ils élargissent avec des gens qu’ils arrivent à convaincre sur le projet, typiquement Global Gay c’est un sujet auquel on adhère ou pas, mais après j’ai eu du mal à élargir parce que les contreparties n’étaient pas super. Donc j’ai dû faire adhérer les gens que sur l’idée du film, et c’est comme si ça m’enlevait une jambe, j’ai fait la campagne un peu à cloche-pied. Sur L’Histoire engloutie sous la mer on avait deux jambes : on avait le principe même de raconter l’histoire des épaves, donc les plongeurs, les gens qui s’intéressent à la mer etc. allaient enfin avoir l’histoire de ces épaves dans la rade de Marseille, et la deuxième c’était que de toute façon les contreparties coûtaient moins chères que si on les achetaient ailleurs, du coup c’était beaucoup plus simple. Si on n’avait dû convaincre que sur le contenu éditorial du projet, on n’aurait pas réussi à atteindre les 100%, je trouve que c’est un bon exemple du rôle de la contrepartie. Pour mener une campagne il faut aussi être dégourdi, aller voir ses copains pour avoir des offres comme ça, faut quand même avoir des contreparties qui font dire aux gens « c’est cool de mettre de l’argent, j’ai un vrai truc en contrepartie ». Ca c’était très sympa et je referai des campagnes, mais pour moi la réflexion maintenant tourne vraiment sur la contrepartie.

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Les Raymonds et l’autre destin

Nathalie Rossetti et Turi Finocchiaro ont décidé, il y a plusieurs années déjà, de filmer leur couple d’amis, Raymond et Raymond, face à la maladie. Se voyant refuser toutes les aides et soutiens possibles, ils se lancent dans le tournage avec leurs fonds propres, convaincus que l’histoire d’amour des Raymond mérite d’être filmée. Ils auront eu raison puisque leur campagne touscoprod, lancée pour financer la fin du montage et la post-production, rassemblera finalement une belle communauté autour du projet.

8180€ en 4 mois, 59 coprods, 102% de l’objectif de départ

Raymond et Raymond (Remo) vivent depuis douze ans une grande histoire d’amour, avant que la mort ne vienne l’interrompre brutalement, en emportant Remo. Séropositif depuis vingt-sept ans, donc un miraculé de la vie, militant au sein d’Aide Info Sida, accompagnant des malades en fin de vie, Remo fait la connaissance de Raymond alors que peu ou rien ne les destine à vivre une histoire d’amour : Raymond est hétérosexuel et ils n’appartiennent pas au même milieu social ni intellectuel pourtant ils se rencontrent et s’aiment à la folie. Quand le cancer s’empare du cerveau de Remo, une double bataille commence pour le couple : d’abord, celle de la lutte contre la maladie – Remo se battra de toutes ses forces, sera opéré sans succès, décidera de ne pas accepter l’acharnement médical – puis, celle qui consiste à faire de ce combat, devenu commun, le centre de leur histoire d’amour.

 

Comment a débuté votre projet Les Raymonds et l’autre destin ?

Nous avions décidé de raconter l’histoire de ce couple d’amis homosexuel car leur amour était très beau et sortait de l’ordinaire. L’un des deux était séropositif et il était soutenu par son compagnon qui lui transmettait force et courage au point que lui-même aidait ensuite des « sans papiers » dans l’alphabétisation. Puis un mauvais cancer est survenu et avec l’accord de nos amis nous avons décidé de commencer le tournage du film pour montrer l’importance de communiquer dans ces moments difficiles de la vie mais surtout pour témoigner de leur amour pour la vie. « Quand on a la chance d’être à deux, la lutte elle-même est la source du bonheur. »

Avez-vous rencontré des difficultés particulières au début ?

Les difficultés sont arrivées à cause de l’urgence de tourner face à la maladie qui a progressé très vite. Nous n’avions pas le temps d’attendre les financements et les résultats négatifs des demandes d’aides (Ministère belge/FWB, Atelier de production de Bruxelles/CBA) ont été un coup dur pour le projet. On a du tourner avec nos moyens personnels.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Grâce à deux amis, Céline Darmayan et Origan Cannella (Entre leurs mains), ils nous ont conseillé cette nouvelle forme de production.

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

L’incompréhension face aux résultats négatifs que notre projet de film a eu devant les institutions nous a poussé à tenter touscoprod pour voir si le public réagissait autrement.

Comment s’est déroulée la campagne, qu’a-t-elle changé à votre film ?

Nous ne sommes pas des « internautes » et l’aspect « demander de l’argent » n’a pas été évident pour nous. Mais pour le film, réussir à atteindre notre objectif de 8000 Euro et surtout voir que des Associations, des inconnus pouvaient être si sensibles à notre sujet nous a encouragé et aidé dans notre travail.

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Ils étaient contents, un peu comme des supporteurs.

Où en est votre film aujourd’hui et quels sont vos futurs projets ?

Nous sommes en phase de montage du film. Nous avons rencontré le compositeur des musiques qui commence à travailler à partir de l’ours du film. Notre coproducteur français (de Lille) attend des résultats de dossier qu’il a déposé au CRRAV et le réalisateur de l’animation qui sera présente dans le film travaille conjointement avec nous.

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

« Entre leurs mains » de Céline Darmayan et Origan Cannella. Avec leur précédant docu – 9TER -  ils ont gagné en 2011 le ‘Grand prix’ de notre FaitoDOCfestival (www.faitodocfestival.it) et nous sommes extrêmement confiants concernant ce très beau travail autour des sages femmes.

L’oiseau pleureur

Début mars, touscoprod et le Festival d’Annecy, en partenariat avec TITRATVS, lançaient un appel à projet à destination des producteurs et/ou réalisateurs de courts métrages d’animation. Les participants avaient 1 mois pour réunir 3000€ et le plus de coprods possibles. Avec ses 205 coprods, c’est Claire et son projet L’Oiseau pleureur qui ont remporté le concours.

Assam et Seba, nos deux protagonistes sont deux hommes ordinaires, deux frères solitaires. Ils vivent sous le même toit depuis des années. Chaque jour ils partent en mer, sur leur embarcation de fortune pour subsister à leur besoin. Ce rituel construit leur quotidien. Mais dans cette apparente plénitude le cadet commence à douter de la bienveillance de son frère. Peu à peu la suspicion grandit, l’atmosphère s’alourdit…

Comment a débuté votre projet L’Oiseau pleureur ?

J’ai découvert ce conte tibétain  l’an dernier, l’histoire m’a beaucoup plu. J’ai eu envie de créer un univers graphique, coloré et animé autour de l’aventure de ces deux personnages.  J’ai commencé tout d’abord à illustrer ce texte puis l’envie m’est venu d’en faire  un film animé en marionnettes de papiers découpés.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières au début ?

Pas vraiment, car j’étais dans une phase de recherches, et je n’avais aucune contrainte de temps. Je travaillais  dès que j’avais un peu de temps libre pour mon propre plaisir. En effet par la suite si le projet n’avait pas atteint son objectif sur touscoprod, j’aurais sans doute eu des difficultés quant au matériel nécessaire pour commencer l’animation.

Comment avez-vous découvert touscoprod et l’appel à projet du festival d’Annecy ?

Je me suis investie depuis peu dans une association à Toulouse qui s’appelle  « Cumulo Nimbus ».  Nous intervenons auprès des enfants et animons des ateliers de cinéma d’animation. Les membres de l’association reçoivent régulièrement des mails d’appel à projet ou de festivals autour du cinéma d’animation. Ce sont eux qui m’ont tenue au courant, et je les en remercie!

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

Le projet était déjà né depuis quelques temps et avançait doucement au gré de mon temps libre avec les moyens du bord. Ensuite je me suis dit que je n’avais rien à perdre à le proposer! Mes projets antérieurs (illustrations, animations, vidéos) on été réalisés dans un cadre scolaire, et bien souvent une contrainte de temps limite plus ou moins la qualité du rendu final.  Le fait de présenter ce projet et la perspective de le faire connaître m’a motivée à travailler de manière plus approfondie, et les retours ont été un soutien moral précieux. Comme j’ai entrepris ce projet seule,  l’idée de le partager, le faire connaître, en parler autour de soi, permet de nourrir le projet de regards extérieurs, de conseils, de critiques. Cela me semble important dans le processus de création.

Comment s’est déroulée la campagne, qu’a-t-elle changé à votre film ?

Cette campagne fut assez surprenante! J’ai été très émue  par le soutien de beaucoup de personnes.  Leur énergie et leur dévouement afin de faire connaître le projet au plus grand nombre fut très encourageant. Le nombre de coproducteurs a largement surpassé ce que j’aurais pu imaginer. J’en suis ravie et maintenant que 205 personnes ont embarqué pour l’aventure, je suis bien determinée à consacrer du temps et façonner avec passion l’avenir de nos deux protagonistes.

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Les premiers coproducteurs ont été essentiellement des proches, mais assez vite cette communauté s’est élargie bien au delà de mes connaissances. Après tout ce suspens, jusqu’à la dernière minute, l’annonce du succès de la coproduction, a suscité une vague de joie et de félicitations enthousiastes. Le nombre de coproducteurs ayant choisis la  contrepartie d’invitation à l’avant première dépasse largement la capacité de mon salon! recherche salle désespérément héhé

Où en est votre film aujourd’hui et quels sont vos futurs projets ?

Aujourd’hui, « l’oiseau pleureur » est en cours de fabrication (décors personnages). Le story board est quasiment bouclé, et j’ai pu commencé quelques tests d’animations. Je souhaite par la suite  construire un banc titre, et acheter un appareil photo.  Pour ce qui est de mes futurs projets, j’aimerais continuer les ateliers avec les enfants,  car cet échange m’apprend beaucoup et me passionne réellement, et à côté de ça je voudrais poursuivre un travail d’illustration et d’édition entrepris avec mes soeurs.

 

Un 26ème film sorti en salle chez touscoprod

Nous sommes fiers de vous annoncer la sortie en salle le 5 juin 2013. « Ainsi Squattent-ils » est réalisé par Marie Maffre.

Grâce à ses 105 coprods et 7000€ ce projet a pu voir le jour au cinéma. Touscoprod fête aujourd’hui son 26ème film en salle.

Deux ans et demi au cœur de la lutte du collectif Jeudi Noir qui milite contre le mal-logement. Où militer est un engagement des corps et des esprits. Où l’on met sa vie à l’épreuve de ses idées. Où l’on revendique un toit comme bien de première nécessité. Où l’on cherche et invente un autre vivre ensemble. Sans jamais oublier que la joie permet aussi la force de chacun. Ce film met en scène l’expérimentation sociale.

Découvrez les 6 premières minutes du film en avant première:


Exclu – Ainsi squattent-ils, 6ères minutes du film par Ainsi-Squattent-Ils

Draglougloula

Draglougloula est un joli projet d’animation de Valentin Godefroy, fraîchement sorti de l’Institut des Métiers du Cinéma de Normandie. Porté par son amour pour l’univers fantastique de Tim Burton, il a mené campagne sur touscoprod pour financer le matériel son et la fabrication de la bande originale.

800€ en 1 mois, 16 coprods, 100% de son objectif de départ

Sanguy et Sangout, deux vampires toujours assoiffés, décident de cambrioler la banque du sang de Cerceuilly, après un important don du sang de célébrités.

Mais boire du sang de stars, réserve quelques mauvaises surprises… en effet, nos deux compères vont se transformer en personnages de fictions, incarnés par les comédiens eux-même…

Comment a débuté votre projet Draglougloula ?

J’ ai imaginé ce film, pendant mes études de cinéma en 2008.

Il est né de mon amour pour l’ expressionisme allemand, et les travaux de mon Cinéaste maître : Tim Burton.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières au début ?

Oui,  quelques unes, difficile de me mettre d’ accord avec moi-même sur le style graphique du film.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Grâce à ma belle mère, qui a entendu une interview sur Télématin.

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

J’ai eu envie de faire participer tout mes amis qui me soutiennent depuis quelques années, d’évoluer dans le métier,  grâce à un financement,  et de pouvoir paraître plus crédible, et plus professionnel aux festivals.

Comment s’est déroulée la campagne, qu’a-t-elle changée à votre film ?

La campagne s’est très bien passée, elle m’a donné plus confiance en moi, en mon travail, et ma donné envie de recommencer l’expérience, j’ ai pleins de projets en tête.

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Ils sont très contents que j’ai atteint mon budget, et que ma carrière devienne de plus en plus sérieuse.

Anecdote : Une de mes amies, qui suit mon travail depuis mon plus jeune âge, a trouvé  incroyable mon évolution depuis mes films en pâtes à modeler tournés dans le petit grenier familial.

Où en est votre film aujourd’hui et quels sont vos futurs projets ?

Mon film est quasiment fini, il me reste encore quelques plans à faire, ensuite il partira

En Indonésie, pour la composition de la musique originale par mon frère.

En ce qui concerne mes futurs projets, un film d’animation sur l’environnement est en préparation, ensuite suivra un autre projet, sur la fabrication des rêves… Je n’ en dirai pas plus pour le moment pour ménager le suspens…

 

Louis déménage

Louis déménage fait partie de ces beaux projets au succès fulgurant. En quelques semaines à peine la barre des 100% est atteinte, preuve d’un engouement très large qui lui permet aujourd’hui, à quelques jours de la fin de la campagne, d’être à 117% de son objectif initial.

4 086€ en 2 mois, 83 coprods, déjà 117% de l’objectif de départ

Jo et Louis, deux jeunes pré-adolescents de 12 ans, font ensemble le chemin pour aller à l’école. C’est la dernière fois, car le lendemain, Louis déménage. Comment vivre la séparation quand on est si jeune, plus tout à fait enfant, pas encore adulte ?

Comment a débuté votre projet Louis déménage  ?

Au départ,  j’étais parti sur l’écriture d’un long métrage. Mais la thématique du deuil convenait mieux à un format court, basé sur la « dernière journée » passée entre deux meilleurs amis. Je connaissais les deux comédiens dont les personnages sont très inspirés de la réalité. Finalement, j’ai écrit le scénario pour eux. Quant à l’équipe technique, j’en ai d’abord parlé à deux amis, qui ont tout de suite accepté de se lancer dans cette aventure, à la base très « artisanale » ! Et puis l’équipe s’est agrandie, avec l’arrivée de Tak Tak Productions…

Se lancer dans la réalisation d’un court-métrage n’est pas toujours facile, avez-vous rencontré des difficultés particulières au début ?

En fait, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit, puisque Taktak productions m’a proposé de prendre en main le projet. J’ai eu de la chance, je pense que c’est assez rare… Quant aux jeunes comédiens, je n’ai jamais douté de leur talent.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Par le projet de Michèle Laroque, et un article sur le crowdfunding, dans Télérama il me semble.

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

Tak Tak souhaitait tester cette nouvelle forme de participation basée sur d’autres critères que la recherche unique de profit. Je pense que les gens ont été sensibles à l’histoire…

Comment s’est déroulée la campagne, qu’a-t-elle changé à votre film ?

Nous avons tous été surpris de la rapidité des réseaux sociaux à passer l’info… Deux semaines seulement après la publication de la vidéo sur touscoprod, nous avons atteint les 100 % requis. Nous sommes tous très touchés, en premier lieu les deux comédiens qui ont compris que les enjeux sont bien plus importants qu’au départ ! Si la campagne a changé quelque chose, c’est bien à leur niveau…A douze ans, ce n’est pas rien ! Et puis, nous sommes d’autant plus convaincus de la pertinence et l’universalité de l’histoire.

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Notre entourage proche n’est pas le seul à avoir participé au financement. Certaines personnes ont misé une somme assez importante… Par exemple, une famille d’amis, que j’ai tous remerciés personnellement… sans savoir que seuls les parents avaient participé, et que tous les autres allaient bientôt le faire !

Où en est votre film aujourd’hui et quels sont vos futurs projets ?

Nous tournons début juillet. Le film fera ensuite son chemin de court-métrage, nous ne pouvons pas encore anticiper son avenir ! J’écris actuellement un nouveau scénario, ainsi qu’un spectacle d’humour pour une comédienne.

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

Neverland, de Véronique Parenteau… je lui souhaite beaucoup de réussite. Et puis Global Gay, de Valérie Montmartin, pour le combat qu’il raconte.

Le Complexe du homard

Première promotion à sortir de l’école de cinéma Cinémagis, l’équipe du Complexe du Homard avait la dure mission de produire un long-métrage pour leur projet de fin d’étude, alors que les écoles demandent généralement des courts-métrages. Leur engagement et leur détermination à mener à bien le projet leur a permis de réussir leur campagne sur touscoprod et de faire exister leur film.

5602€ collectés, 71 coprods, 112% de son objectif de départ.

Ben est aussi doux et timide que son meilleur ami Yoda est extraverti et associable. Unis dans la loose, dans un fastfood de la côte, ils voient tous les jours défiler la bande de Mat, surfeurs cools et moqueurs. Arrive un soir où Marthe, la grand-mère de Ben, décède et le laisse seul avec ses deux parents bouchers-charcutiers, décidé à lui faire reprendre l’entreprise. Il décide alors de changer les choses : aidé par Yoda et par le fantôme de sa grand-mère, il va devenir un surfeur cool pour les beaux yeux de Nina…

Comment a débuté votre projet Le Complexe du homard ?

Nous faisons partie, ma classe et moi, de la première promotion de l’école Cinémagis. A la fin du cursus scolaire, l’idée est de rendre un long métrage. Le projet a démarré en juin 2012 avec pour thème le surf. 5 scénarios écrits par nos soins ont été ébauchés. « Le Complexe du Homard » a été retenu.

Avez-vous rencontré des difficultés au début ?

Oui, pour l’écriture. Un long métrage ne s’écrit pas en 5 mois mais en 1 an. Cependant des professionnels du milieu, comme des script doctor, nous ont aiguillé dans le développement de l’histoire ainsi que le reste du groupe.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Un élève nous en a parlé le jour de notre « grosse » réunion production. Nous cherchions des financements pour ce projet hybride, « mi-étudiant » et « semi-professionnel ». Notre statut ne nous permettait pas de postuler pour quelque financement que ce soit.

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

L’idée de don et de faire participer les internautes. De cette façon, ils découvrent le projet et font du bouche à oreille par la suite pour faciliter la renommée du film.

Comment s’est déroulée la campagne, qu’est-ce que cela a apporté  à votre film ?

Nous nous sommes aidés des réseaux sociaux pour poster des news. Notre page facebook « Cinemajors » nous a beaucoup aidé (elle représente notre promo), beaucoup d’habitués surfent régulièrement sur cette page. Il nous a été simple de faire passer le mot. De plus, des radios locales nous ont permis d’en parler sur les ondes. Nous avons atteint la moitié du montant souhaité en 1 semaine et demi! C’était hallucinant!

Le crowdfunding permet, en plus de récolter de l’argent, de fédérer une communauté autour d’un projet, auriez-vous une anecdote sur votre communauté ?

Oui, le jeune acteur qui joue « Ben à 8 ans » nous récite par cœur les cadeaux à gagner. Il surf même sur notre page et nous écoute quand on passe à la radio.

Où en est votre projet aujourd’hui? Avez-vous des nouveaux projets en cours ?

Nous sommes en plein tournage, nous avons fait la moitié du parcours et l’équipe est épuisée. Vous savez, c’est la première fois qu’une école de cinéma réalise un long métrage de A à Z. Nous faisons en sorte de faire comme les pros. Nous nous levons très tôt, nous nous couchons très tard… Mais nous sommes ravis du résultat jusque là car un « Cinemajors » s’occupe du montage et monte le film au fur et à mesure des séquences tournées. Vous pourrez apercevoir l’avancement du projet sur www.le-complexe-du-homard.fr.

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

Quand la musique s’arrête… L’ambiance est mystérieuse et sensuelle. Je n’ai pas vraiment le temps en ce moment de passer par le site mais celui-ci m’avait interpellé. Je sais qu’ils ont atteint leur budget, félicitations!

 

La Genèse de Grouchenkha

Deuxième court-métrage de la réalisatrice Maéva Ranaïvojaona, La Genèse de Gouchenkha est en joli projet à mi-chemin la Russie des frères Karamazov, Paris et Berlin. Après avoir séduit Denis Lavant, il a su convaincre 47 coprods qui ont permis le succès de la campagne et la réalisation du film.

3 035€ euros collectés, 47 coprods, 101% de son objectif de départ.

Jean-Charles, réalisateur, se lance à la recherche obsessionnelle et destructrice de son héroïne, Grouchenkha, personnage de Dostoïevski, et jeune femme aux obscurs desseins.

Comment a débuté votre projet La genèse de Grouchenkha ?

Je revenais du festival de Rotterdam, où mon tout premier film avais eu sa première. J’y avais défendu mon projet de long-métrage, une adaptation du dernier roman de Dostoïevski, les Frères Karamazov. Ça avait beaucoup plu. De retour sur Berlin, avec un ami qui voulais se lancer dans la production, mais ne pouvait accompagner de but en blanc un long-métrage, nous avons alors évoqué l’idée d’un deuxième court qui permettrait d’être mieux à même d’envisager un long dans le futur. J’ai commencé à écrire, mais c’était difficile, j’étais trop imprégnée du projet Dostoievski. Et puis, alors que je répétais à Paris et Berlin avec différentes actrices pour le rôle de l’héroïne du long-métrage( Grouchenkha ), une connaissance m’a offert le contact de Lars Rudolph, un acteur que j’admirai depuis longtemps. Je travaillais déjà avec Denis Lavant à Paris. Le parallèle Paris Berlin, avec ces deux acteurs si parfaits mis en miroir, a été instantané. Deux semaines plus tard j’avais un scénario, le récit de la genèse du personnage Grouchenkha, à travers la direction d’acteur.

 

Avez-vous rencontré des difficultés au début ?

Pas au début, le début est la mise en place de ce qui va amener les difficultés, je dirais.

 

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

La personne qui était intéressée de produire ce nouveau court avait accompagné au préalable un autre projet sur Kisskissbankbank. Ça avait fonctionné et nous avons donc opté pour le crowdfunding, dans le but d’éviter les longues attentes (souvent infructueuses) des dépôts de dossiers de subvention conventionnels. Après différentes recherches et comparaisons, l’assise de touscoprod notamment dans les festivals ( nous avons rencontré Barbara au FID ), et par rapport au CNC nous a décidé.

 

Comment s’est déroulée la campagne, qu’est-ce que cela a apporté  à votre film ?

Le travail de campagne a été très monopolisant, et angoissant. Mais elle a permis de créer un premier public en attente du film, des contacts, une énergie, et beaucoup d’échanges.

 

Le crowdfunding permet, en plus de récolter de l’argent, de fédérer une communauté autour d’un projet, auriez-vous une anecdote sur votre communauté ?

Oui, j’ai pu rencontrer un autre réalisateur qui venait de finir sa campagne et proposait de devenir co-producteur. Cette rencontre nous a amené a réfléchir à des possibilités ultérieures de création de collectif, d’entraide en terme de production, et nous réfléchissons en ce moment au différentes possibilités de collaborations futures.

 

Où en est votre projet aujourd’hui? Avez-vous des nouveaux projets en cours ?

Juste avant le tournage parisien, avec Denis Lavant à Cannes pour le dernier Carax, et aussi certains contacts de festivals intéressés, le film a pris un standing très imprévu. Pour le tenir, les besoins financiers ont beaucoup augmenté. Les images sont magnifiques, mais tout a été dépensé dans le tournage de la partie parisienne. L’acteur berlinois demandant ensuite une somme très en dehors de nos moyens, nous avons finalement tenté une subvention gouvernementale allemande, ce qui a arrêté brutalement l’avancée du projet. Ne l’ayant pas obtenue, nous envisageons aujourd’hui différentes possibilités, dont une nouvelle campagne de crowdfunding. Mais pour l’instant donc, la production est immobilisée et la partie 2 en attente d’être tournée.

 

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

J’ai eu très peu de temps récemment pour un suivi des films en campagne, mais comment ne pas avoir eu vent de celle de Michèle Laroque (Jeux Dangereux, ndlr). C’est très encourageant de voir des personnes reconnues utiliser le moyen du crowdfunding, asseyant d’autant plus cette voie comme celle de notre temps, réel moyen de parer à la crise économique qui ( entre autres) rend l’accès aux subventions impossible. Le crowfunding est un moyen de survie qui devient salvateur pour les cinémas émergeants, et son investissement par des personnes publiques est un appui efficace, à mon sens.

Un nouvel envol

Alors que tout le monde s’inquiétait d’une éventuelle fin du monde que les Mayas auraient annoncé pour le 21 décembre 2012, Julie Morales a saisi l’occasion pour s’intéresser à la spiritualité Maya, finalement peu présente des débats. De retour en France, les valises pleines d’image, elle a fait appel aux coprods pour financer la post-prod de son documentaire.

4395€ euros collectés, 72 coprods, 110% de son objectif de départ.

Qui sont ces Mayas dont on parle tant ? Quelles sont leurs pratiques spirituelles aujourd’hui ? Mais surtout, quels sont les messages qu’ils ont à nous faire passer ?

Entre spiritualité et cosmovision, les Mayas ont tant de savoirs à partager avec l’humanité : ce ne serait pas la fin du monde, mais peut-être la fin d’un monde tel qu’on le connaît…

Comment a débuté votre projet Un Nouvel envol ?

L’idée de ce film m’est venue début 2011 à force d’entendre les gens se questionner sur le calendrier Maya et le fameux 21 décembre 2012. Ne trouvant pas de réponses satisfaisantes à ce sujet, je décidais d’aller moi-même les chercher auprès des personnes les plus averties : les guides spirituels mayas. J’ai donc écrit mon projet la première moitié de l’année et j’ai ensuite cherché des producteurs. Sans succès, fin 2011 j’ai décidé de partir coûte que coûte. Comment financer ce film ? Je n’avais pas encore entendu parler de touscoprod mais sur le même mode, j’organisais alors une soirée avec mon réseau d’amis musiciens en projetant également mon premier documentaire « Terres sous les eaux ». Les entrées perçues lors de cette soirée m’ont permis d’acheter mon billet d’avion. J’ai ensuite crée un blog pour diffuser mon projet de film-documentaire sur la spiritualité et la cosmovision Maya et j’ai envoyé le lien à différents réseaux : l’université Inter-âge par exemple m’a contacté pour faire une conférence et présenter mon premier film. En échange de leurs noms dans le générique, une quarantaine de personnes a participé au film.  Cet argent a contribué à payer une partie de mon séjour sur place avec mes économies personnelles. Puis, un producteur parisien m’a contacté juste avant mon départ et m’a fourni une caméra HDV ainsi qu’un micro-HF. Et voilà, l’aventure commençait.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières au début ?

Les plus grandes difficultés ont été financières. J’ai envoyé mon dossier de production à différents producteurs, sans succès. J’ai postulé à des aides à l’écriture du Conseil régional d’Aquitaine, du CNC, de la SCAM mais mon projet n’a pas été retenu. D’échecs en échecs, il fallait garder confiance car ça peut très vite nous démotiver. Finalement, j’ai puisé dans mes ressources et me suis dit « je partirai le faire quoi qu’il en soit». J’ai donc dû sous-louer mon appartement le temps de mon voyage (4 mois), j’ai quitté mon travail… Le retour sans un sou n’a pas été évident non plus. D’autant plus que notre entente avec le jeune producteur, qui m’avait prêté du matériel pour tourner, n’a pas tenu… De nouveau en France avec 60 heures d’images, seule, il fallait que je trouve un autre moyen de financer la post-production pour faire un film à la hauteur de mes attentes.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

J’ai donc cherché toutes les aides à la post-production possibles et inimaginables, j’ai envoyé des listes de mails… sans grands retours ! Puis, dans l’une des brochures que l’on m’avait donnée, apparaissait touscoprod,  j’ai donc téléphoné et ils m’ont proposé de suite un rendez-vous. J’ai été reçue par une charmante jeune femme qui m’a présenté de manière très professionnelle cette plateforme de co-production.

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

Autant dire que cette manière de production était totalement en adéquation avec la genèse de mon film. En effet, depuis ses débuts, il était déjà co-produit. L’argent que j’avais obtenu provenait déjà de personnes qui « misaient » sur moi et qui me faisaient confiance. De plus, je n’avais plus de temps à perdre, on était en août et je voulais que mon film soit terminé en novembre 2012, de sorte à pouvoir le diffuser avant décembre 2012. Cette alternative me permettait de faire une campagne en trois mois pour collecter 4000 euros et payer un monteur, des musiciens pour la bande originale, un ingénieur du son, l’achat d’un ordinateur pour le montage etc… Non seulement, je ne devais pas passer par les rouages de bureaucratie mais en plus j’étais le capitaine à bord de ce bateau de croisière.

Comment s’est déroulée la campagne, qu’a-t-elle changé à votre film ?

Cette campagne m’a demandé beaucoup d’énergie, il faut le dire tout de même ! Car on est moteur de toute cette diffusion et ce n’est pas rien. Elle m’a permis de faire connaître mon documentaire auprès de proches mais aussi auprès d’un large public. J’ai donné vie au film avant même qu’il ne soit terminé, c’était franchement génial, ça motive. En fait, cela m’a permis de récolter de l’argent sur le mode du défi mais aussi de faire tout une campagne de communication autour du film, et de donner de la légitimité au projet.

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

J’ai eu un petit cercle d’amis qui n’a pas cessé de relayer l’information, sur Facebook, par mail. On me demandait souvent où j’en étais mais ce que j’adorais c’était quand ils me disaient « j’ai regardé aujourd’hui, t’es passé à 65% !!! » alors que moi-même je ne le savais pas… Ils suivaient ça comme une course de chevaux ! J’ai eu de belles surprises, des personnes qui ont participé alors que je n’avais pas eu de nouvelles d’elles depuis des dizaines d’années…

Où en est votre film aujourd’hui et quels sont vos futurs projets ?

Mon film a été diffusé une fois à l’Utopia de Bordeaux (salle comble, 180 personnes) et une fois à la médiathèque de Melun. Il a été acheté par le Réseau National des Musées et est en vente à la librairie du musée du Quai Branly. C’est très valorisant même si économiquement ce ne sont que de très petits budgets. Il a également été sélectionné par l’ADAV pour le proposer à l’achat dans le catalogue des médiathèques et des bibliothèques de France. Je l’ai envoyé dans plusieurs festivals comme le festival du cinéma d’Amérique Latine de Biarritz ou le festival de cinéma Jean Rouch.. J’attends les réponses. Malheureusement, c’est très difficile de porter seule un projet comme cela, car la diffusion, c’est encore un autre travail. Comme je ne peux consacrer tout mon temps à cela, je dois reconnaître qu’il n’a pas été diffusé à la hauteur de mes attentes. Travailler en équipe est indispensable, c’est ce que je souhaite pour mon prochain film. J’ai d’autres projets, l’un qui m’emmènerait au Brésil avec une amie touchée par la leucémie. Ce serait un documentaire sur « l’espoir » ou « la résilience » (rien à voir avec un documentaire sur la maladie) mais difficile à expliquer en quelques mots. L’autre porterait sur le symbolisme de la naissance et m’amènera au Canada, au Brésil et au Guatemala dans les communautés indigènes.

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

Je continue de suivre le projet Entre leurs mains qui m’interpelle par sa thématique. J’ai aussi adoré le projet Dip N’Dance. Je pense qu’il y a beaucoup de talents sur ce site, et que ce pourrait être une belle trousse à projets pour les producteurs… en co-production avec la « société civile » bien-sûr !