Les Anges Anonymes

Ce projet documentaire, devenu un exemple à suivre chez touscoprod, a su mobiliser une importante communauté qui l’a soutenu et lui a permis de réussir une belle campagne. Les 17 230€ levés permettront à ce film que le réalisateur décrit comme « beau et utile » d’exister, dans un peu plus d’un an…

17 230 euros collectés, 194 coprods, 115% de son objectif de départ.

Les Anges Anonymes, c’est l’histoire de Françoise, infirmière libérale, le quotidien d’hommes et de femmes souvent âgés, souvent isolés. D’eux, elle sait presque tout ; pour eux, elle est parfois absolument tout. Sans misérabilisme, avec un enthousiasme et un humour communicatifs, cette professionnelle hors norme nous invite chez celles et ceux que nous ne voyons plus, que nous n’entendons plus… nous offrant mois après mois, saison après saison, l’occasion de rencontres en apparence simples mais d’une inestimable richesse.

Comment a débuté l’aventure des Anges Anonymes ?

Par une rencontre, lorsque je préparais mon court-métrage « Champagne ». Je cherchais un décor à Lyon, un appartement dans son jus, qui aurait été habité depuis des années par une personne âgée, et quelqu’un m’a présenté Françoise en me disant : « elle est infirmière libérale, des appartements vieillots elle doit en visiter un paquet ! » Me voilà donc parti en novembre 2011 en tournée avec Françoise. J’ai immédiatement eu un coup de foudre pour cette femme hors du commun et pour les gens qu’elle m’a fait rencontrer, le monde dans lequel elle m’a permis de m’immiscer. Je suis retourné voir mon producteur, Hervé Houssou (Mitiki) et je lui ai dit : je sais ce que tu vas produire après « Champagne »! Il a tout de suite été séduit par l’idée.

Lancer un projet de documentaire n’est pas toujours facile, quelles ont été les difficultés que vous avez rencontré au début ?

La principale difficulté pour nous réside dans le financement. On a répondu en partie à cette difficulté avec touscoprod, mais le cercle vertueux c’est que cela nous a obligé à solliciter de nombreux partenaires potentiels – dans le giron du métier d’infirmier libéral – et que trois d’entres eux sont devenus partenaires financiers, dont un qui nous avait déjà suivi sur « Champagne ». Pour le reste, c’est de l’organisation car le tournage dure un an, hors de Paris où je réside, à raison de deux ou trois jours par mois avec mon chef opérateur image et son. Mais ce n’est pas si compliqué à gérer. Le nerf de la « guerre » reste l’argent. Depuis septembre 2012 et le tournage du pilote nous nous sommes tous mis en participation et même avec une partie du budget trouvé, nous resterons partiellement en participation. Ceci dit, ce film est une aventure qui humainement vaut toutes les rémunérations du monde.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Je connaissais par des amis qui avaient tenté l’expérience et j’avais eu l’occasion d’en rencontrer l’une des représentantes aux journées des jeunes producteurs indépendants (JJPI), journées créées par la productrice Laurence Lascary (De l’autre côté du périph’).

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

Le fait que ce film ait une fonction « sociétale » vertueuse (je ne sais pas comment dire ça autrement, ça peut paraitre très prétentieux), c’est-à-dire qu’il ait vocation à être utile, à servir une cause, celle de la sauvegarde d’une profession menacée, celle du respect de la volonté des personnes âgées/dépendantes – voire isolées – à rester chez elle, le fait aussi qu’on porte un regard aimant sur ces personnes que l’on préfère souvent ne pas trop regarder… Si mon projet avait été un film sans cette dimension « bonne action », je n’aurais pas mis à contribution mes proches, amis et le grand public. Mais c’est un point de vue personnel, je ne juge pas ceux qui le font… et heureusement pour touscoprod que tout le monde ne raisonne pas comme moi !

Vous avez participé à l’une de nos master class touscoprod, qu’est-ce que cette formation vous a apporté ?

Une compréhension globale des bonnes pratiques, c’était clair et utile.

Qu’est-ce que cette campagne a changé à votre documentaire ?

Il lui permet d’exister, de prendre son envol. C’est insuffisant mais c’est déterminant pour la suite. Ce n’est pas exactement le début de notre aventure dans ce film, mais c’en est le premier vrai tournant. J’espère pas le dernier !

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Nous avons eu la chance de bénéficier d’un écho extrêmement positif autour du projet. Nous recevons quasi quotidiennement des messages d’encouragement via Facebook ou autres. Une anecdote ? Un infirmier libéral que l’on ne connaissait absolument pas a investi pour 2 500 euros dans touscoprod après nous avoir demandé l’autorisation de proposer pour 100 euros aux infirmières qui le souhaitaient un pack petites annonces emploi sur son site perso + l’équivalent en contreparties touscoprod. Il a habillé la page Facebook de son site avec le bandeau du film. La contribution est tombée miraculeusement un vendredi soir. Je me souviens avoir passé un bon week-end…

Où en est votre projet maintenant, quelles sont les prochaines étapes ?

Nous continuons à tourner et ce jusqu’au 31 décembre 2013… 23h59. Nous sommes encore en recherche active de partenaires financiers et travaillerons bientôt sur les stratégies d’exploitation du film – rencontres avec des distributeurs cinéma, etc.

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

J’ai été marqué par le succès de la campagne du film sur les sages-femmes à domicile (Entre leur mains, ndlr). D’une manière générale je suis sensible aux démarches un peu militantes bien que très peu militant moi-même. Mais j’avoue – honteusement – ne pas avoir eu beaucoup le temps de regarder les autres projets pendant ma campagne ; on a la tête dans le guidon, il ne faut jamais rien lâcher. Je prendrai le temps de regarder les autres projets et je tacherai de participer. Rien ne fait plus plaisir qu’une participation venant d’un(e) parfait(e) inconnu(e)… dans notre cas, ça a représenté 40% des contributions environ. C’est ce qu’il y a de plus encourageant…

Le voyage de Léo

Dans le cadre de notre partenariat avec la Transmedia Immersive University, qui parraine 5 projets sur touscoprod, Le Voyage de Léo s’est démarqué tout de suite en récoltant plus de 1 600€ en à peine une semaine. C’est une success story « en cours de route » pour ces jeunes étudiants dont le projet pour enfant continue à séduire de nombreux coprods.

2 195€ en 20 jours, 59 coprods, déjà 146% de l’objectif de départ

« Le Voyage de Léo » raconte les formidables aventures du jeune Léo – 13 ans – qui va découvrir ce Monde Fantastique. Et c’est là-bas qu’il va rencontrer ses amis Liza et Draz pour, ensemble, sauver leurs mondes. Pour y parvenir, il n’y aura qu’une seule solution : les incroyables inventions de Léo !

C’est grâce à cette fantastique aventure que le petit Léo – de retour sur Terre – deviendra le célèbre… Léonard de Vinci.

 

Comment a débuté votre projet Le Voyage de Léo ? Avez-vous rencontré des difficultés particulières au début ?

Tout d’abord, merci pour cette interview. Le début de l’aventure du Voyage de Léo remonte à presque deux ans. A l’époque, tout n’était pas clair mais je voyais à peu près où aller avec mes personnages et mon univers. Puis est arrivée mon équipe. L’émulsion qu’a créée leur enthousiasme et leur implication a totalement redessiné et précisé toutes les façades de la série. L’univers s’est enrichi, les personnages se sont complexifiés et l’intégralité du projet s’est solidifiée. Ça a été la première étape. Ensuite, il a fallu concrétiser tout ça et entrer en production. Et ce n’était pas une mince affaire ! Il fallait rester fidèle à la direction artistique que j’avais imposée et la richesse qui en découlait. Mais une fois sur les rails, la production a suivi son cours et nous vous promettons de belles images.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Grâce au TIU ! Le Voyage de Léo a vu le jour dans les locaux de Bellecour 3D & Entertainment, à Lyon. Et alors que je travaillais sur le concept de Léo, deux autres projets de séries TV Transmédia de chez nous étaient déjà bien avancés. Ils organisaient une campagne de crowdfunding via Touscoprod, grâce au partenariat avec la Transmédia Immersive University.

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

Le succès des campagnes des deux projets précédents. Mais c’est aussi l’ambition que nous avions placée en Léo. Je tenais absolument à garder un certain niveau d’exigence (compte-tenu du thème de notre série TV), or ça impliquait d’engager des talents supplémentaires pour compléter notre équipe de développement (de cinq personnes). Il fallait intervenir sur la musique, le son, sur la partie Transmédia et  nous avions aussi besoin de comédiens faits pour nos personnages (et pas l’inverse). Et conserver un tel niveau d’exigence nous obligeait à avoir un budget (qui était inexistant avec notre statut d’étudiants).

Vous avez participé à l’une de nos master class touscoprod, qu’est-ce que cette formation vous a apporté ?

Une visibilité concrète sur la notion de crowdfunding et la façon de mener une campagne. Des notions très fraîches pour moi, comme pour mon équipe. Je connaissais le concept même et j’avais des idées sur le fonctionnement de tout le processus, mais la Masterclass m’a permis de remettre les choses dans l’ordre, d’établir un plan des priorités et de comprendre le panel d’outils mis à notre disposition afin de les utiliser au mieux. Ce qui, je crois, aura finalement été le cas.

Vous avez atteint votre jauge en à peine quelques jours, quel est votre secret ?

Ça peut paraître facile et pourtant… Le secret, c’est d’y croire. Pas seulement croire dans la campagne, il s’agit plutôt d’un effet secondaire. Non, croire dur comme fer en son projet. Celui que l’on porte devant les feux de la rampe. Et c’est très largement le cas pour Le Voyage de Léo. Pour moi comme pour mon équipe, ce projet c’est une évidence. Vous le verrez sur vos écrans dans quelques années ! On s’est attaché à nos personnages, notre univers et notre histoire et tout, dans notre travail, doit l’exprimer. Donc, tout naturellement, au moment de diffuser les premières images de la série, les gens ont accroché. Nous avons créé l’événement sur Facebook (Twitter et Blogger) et fait un buzz modeste, mais suffisant pour animer la communauté et la fidéliser. Communauté qui a, elle aussi, parlé de la série autour d’elle. Et puis, nos contreparties touscoprod sont alléchantes !

Comment vous envisagez la suite de votre campagne ?

Sur la même lancée, mais en plus calme. On s’est vite aperçu que cet argent ne sera pas de trop. On pourra d’autant plus valoriser nos partenaires et offrir des contreparties de meilleures factures à tous nos coprods. Et puis, on réservera aussi quelques surprises.

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Formidablement ! Notre communauté, pour le moment, c’est principalement celle de Facebook et celle qui nous a aidé sur touscoprod.com. Elles sont distinctes mais complémentaires et les deux nous suivent encore. Par exemple, sur la page Facebook de Léo, nous avions lancé un mini-jeu dans le cadre de Pâques. Il fallait repérer l’intrus parmi les œufs de Pâques présents sur une image exclusive de la série. L’intrus en question était un objet de la série que nous avions prévu de présenter si la communauté se prêtait au jeu. Et elle l’a fait ! On a même eu droit au message d’une « likeuse » qui nous disait qu’elle aussi avait trouvé l’œuf noir (une fois le jeu terminé). Du coup, nous préparons en ce moment une série de jeux dans la lignée de cette énigme et on espère autant sinon plus de participations !

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

J’ai découvert très récemment Jacquelette de Lune qui me parle et me paraît très prometteur. Ou encore IRL : In Real Life, qui représente un peu un rêve personnel de réaliser mon propre court-métrage SF en prise de vue réelle. Mais je ne pourrais pas évoquer tel ou tel projet sans parler des Brooniz !

Les Brooniz est un projet porté par François Carrobourg (de Bellecour également) et qui parle de petits lutins de retour dans notre quotidien. C’est une série d’animation 3D faisant partie d’un vaste programme Transmédia très bien imaginé. Le ton, les personnages et les graphismes sont vraiment séduisants. D’ailleurs, j’en suis même devenu coproducteur ! (et plusieurs de mes coprods le sont devenus également). Les Brooniz est un projet vraiment chouette et qui a encore besoin d’être coproduit. Alors j’invite tout futur coprod à faire le pas !

Success Story de Secret Toys

Secret Toys fait partie des premiers succès sorti de notre masterclass. Audrey Massimino retente l’aventure du crowdfunding aujourd’hui pour encore améliorer son projet.

Forte de son expérience et en bonne élève, Audrey nous parle de son projet de série et de sa campagne sur touscoprod.

1 354€, 113% de sa jauge en 3 mois grâce 25 coprods.

Secret Toys

  •  Comment a débuté l’aventure Secret Toys ?

Secret Toys a débuté il y a trois ans : je répondais alors à un appel à projet (qui s’est avéré bidon) dont le thème était « les nouveaux comportements sexuels et/ou amoureux ». Je l’ai entièrement remanié il y a quelques mois afin d’alléger les coûts de production.

  • Vous lancer seule dans cette aventure n’a pas dû être facile. Une anecdote ?

Ce n’est jamais facile. Je l’ai d’ailleurs laissé au repos pendant 1 an et demi avant de le reprendre. Mon compagnon qui est chef opérateur sur le film est d’une grande aide. Sans lui, mes rêves les plus fous se retrouveraient au fond d’un caniveau.

  • Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Par le biais du festival « c’est trop court » à Nice où touscoprod était présent.

  • Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans cette aventure ?

L’envie folle de faire ce film sans attendre que l’on s’y intéresse.

  • Vous avez participé à l’une des premières master class touscoprod, qu’est-ce que cette formation vous a apporté ?

Des conseils pour faire une bonne campagne, notamment la nécessité de créer une vidéo parlant du projet, et 2% dans ma jauge grâce à la dotation master class.

  • Qu’est-ce que cette campagne a changé à votre court-métrage ?

Mon entourage m’a énormément soutenu mais j’ai pu aussi m’apercevoir que mon projet intéressait d’autres personnes, des inconnus (environ 40%), ce qui signifie que l’idée en elle-même peut intéresser un public plus large. On peut dire aussi que la pression est plus importante. Je  tiens à ce qu’ils soient satisfaits du résultat. Et bien entendu cette campagne m’a simplement permise de faire que secret toys voit le jour, certes avec très peu de moyens (les coprods représentant 80% des fonds) mais une grande envie.

  • Et où en est Secret Toys ?

Secret Toys est en pleine préparation. Le tournage a lieu du 13 au 17 mars et nous relançons une campagne de financement afin de pouvoir avoir une post-prod de qualité. En effet, le budget est en dépassement car nous avons misé sur du matériel de qualité (nous tournons avec la C300) et malgré l’effort des loueurs, faire un court de qualité  avec 8 comédiens et une quinzaine de personnes dans l’équipe est coûteux  Nous devons privilégier des postes comme la régie. Tous oeuvrant généreusement il est nécessaires de bien nourrir tout le monde et de veiller à leur confort.

De plus, la post-production demande des moyens importants car même s’il ne s’agit que d’enveloppes et non de rémunération, chaque poste à un coût  Du montage à l’étalonnage en passant par la musique créée pour le film, les gens ne peuvent travailler à perte.

  • Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

Hélas, je n’ai pas du tout le temps de regarder les autres projets en ce moment mais j’y reviendrai souvent et aiderais tout projets qui m’intéressent à hauteur de mes moyens. Le dernier en date où j’ai participé était La fille au Drapeau. Je privilégie les films dont les thèmes me parlent et dans lesquels je sens qu’il y a une possibilité, mais aussi les films qui n’arrivent pas à atteindre la somme désirée alors qu’ils mettent beaucoup d’effort dans leur campagne. D’une manière générale je préfère aider les petits projets. C’est très dur et l’entraide est nécessaire.

Retrouvez la campagne de Secret Toys sur touscoprod.

 

Terminus

Encore étudiantes mais déjà très talentueuses et déterminées, Iris et Clara sont deux jeunes talents prometteurs. Désormais conquises par la démarche communautaire du crowdfunding, leur campagne pour leur court-métrage « Terminus » est sans doute le premier succès d’une longue série.

1 236 euros collectés, 56 coprods, 112% de leur objectif de départ

Deux personnages, Céline et Jeanne, vont appréhender la fin du monde de deux façons différentes. Heureusement, l’apocalypse n’a finalement pas eu lieu, mais elle nous aura tout de même permis de nous poser quelques questions.

▪ Comment a débuté l’aventure « Terminus » ? 

Face à l’ébullition médiatique qu’a provoquée l’annonce de la fin du monde en 2012, nous avons décidé de nous emparer du sujet et de le traiter à notre manière. Comment agirait-on le jour de la fin du monde ? Vaste question à laquelle nous avions envie de répondre. Nos deux personnages principaux sont ainsi nés de nos diverses idées sur le sujet ainsi que de témoignages quelques fois troublants.

▪ Vous lancer seules dans cette aventure n’a pas dû être facile. Une anecdote ?

Nous étions en train de chercher vaillamment un appartement pour que l’on puisse tourner, mais sans succès… Un soir, alors que nous nous promenions au bord du canal saint martin, l’une d’entre nous croise un ami à elle. L’autre, ayant une envie pressante, il nous propose de monter chez un ami à lui qui habite juste là, au bord du canal. Et nous voici transportés dans un appartement au style Napoléon III, une perle rare… Nous avons échangé un regard… Nous avions notre lieu ! Deux jours après, le propriétaire accepté de nous le prêter pour Terminus.

▪ Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Nous étions en train de faire le point sur nos moyens avec la décoratrice de notre film. Notre budget était serré et c’est elle qui nous a parlé de touscoprod, grâce auquel des amis à elle avaient déjà financé un film. A partir de là nous avons tenté l’aventure ! Nous avons aussi récemment assistées à une conférence organisée par l’université Paris 1 sur les nouveaux types de financements : l’un de représentant de touscoprod était présent pour expliquer les principes du financement participatif.

▪ Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans cette aventure ?

Après avoir obtenu un premier budget de la Sorbonne nous nous sommes vite rendu compte qu’il ne serait pas suffisant. Nous voulions cependant rester indépendantes pour cette production : touscoprod fut le moyen pour nous de nous sentir libres et de savoir que les gens croyaient en nous.

▪ Qu’est-ce que cette campagne a changé à votre court-métrage ?

En plus de l’apport financier qui fut déterminant, touscoprod nous a permis de faire une belle promotion pour Terminus. Les gens suivaient les différentes actualités, s’intéressaient à l’avancée du film : nous sommes en ce moment en train de faire faire les dvds et grâce à cette campagne, un grand nombre sont déjà réservés !

▪ Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Ce fut pour nous et pour notre communauté le moyen de partager une véritable aventure. Notre campagne à débuter sur facebook sur le principe : « si tout le monde met 1 euro, ça ira vite ! ». Chaque petite participation a compté et elle nous a permis d’avancer comme une véritable équipe, impliquant chaque contributeur dans le projet.

▪ Et maintenant ?

L’aventure Terminus continue avec l’inscription dans les festivals de court-métrage. Et nous avons plusieurs nouveaux projets en tête…

▪ Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

L’Ultimate Mix ! Adaptée d’une BD au scénario pointu et délirant, cette future comédie musicale funky d’animation 3D nous fait personnellement déjà rêvée ! Ce projet vénézuélien mérite toute notre attention et le maximum de participations ! SOUTENEZ L’ULTIMATE MIX !! 

▪ Déjà repérées par la presse : retrouvez une autre interview de notre duo sur Glamour

Noël avant l’heure chez touscoprod

Décembre s’en étant arrivé, les réjouissances de fin d’année approchent désormais à grands pas. Et en moins de temps qu’il n’y paraîtra nombreux découvriront, sous les sapins, des présents divers et variés. Si tôt enivrés par l’odeur du pin, il s’agira de festoyer encore, quelques jours plus tard, pour l’année nouvelle.

Et précisément. Saisie par l’euphorie et la bonne humeur collective, l’équipe de touscoprod fête noël avant l’heure : 8000€ collectés par projet sur le site et plus de 45% de taux de reussite ! nous voulions dire un seul mot à nos porteurs de projets: BRAVO !

Et nous tenions tout particulierement à saluer le succés d’Entre leurs mains de Céline Darmayan, qui avec 27.197 euros a atteint 227% de son objectif de départ.

Avec 1 128 056 euros récoltés depuis sa création, touscoprod reste la première plateforme de crowdfunding pour vos films.

Ainsi, en ce mois de décembre, nous vous invitons à rejoindre l’aventure touscoprod. Bénéficiez gratuitement de notre nouvelle Master Class, et optimisez vos chance de voir votre projet financé. Les cessions reprennent le 09 Janvier 2013 !

Morbayassa

Encore une belle histoire sur touscoprod, celle de Cheick Camara. Ce réalisateur guinéen ne connaissait rien à la folle aventure du crowdfunding avant de se lancer, il y a quelques mois.

Plus de 10 500€ en 4 mois grâce à la mobilisation de plus de 60 coprods.

« Morbayassa », c’est l’histoire de Bella, une jeune femme guinéenne que la vie a mal menée et qui se retrouve prisonnière d’un réseau de prostitution. Fatoumata Diawara, la célèbre chanteuse malienne, tient le rôle de cette femme qui refuse la fatalité de son destin.

▪ Comment a débuté cette aventure « Morbayassa » ?

Morbayassa est le nom d’une danse rituelle au Manding en Afrique de l’Ouest.  Elle est dansée quand on prête serment auprès des ancêtres pour un problème quelconque. Si les vœux sont exaucés, on les remercie en dansant Morbayassa. C’est essentiellement dansé par les femmes.

L’écriture a commencé en 2004. Morbayassa est antérieure à mon premier long métrage « Il va pleuvoir sur Conakry ». J’ai ressorti le projet du placard en 2008 pour le réécrire. En 2010, j’ai commencé le tournage, à Dakar, grâce à la vente de « Il va pleuvoir sur Conakry » à ARTE. Je l’ai ensuite arrêté pour reprendre la recherche de financement (…).

En 2011, on a tourné à Paris et en banlieue, et nous avons achevé le tournage à Dakar et Conakry. Je suis rentré en post-production pour faire le montage image. C’est à ce moment que j’ai été contacté par touscoprod, qui m’a proposé ses services. J’ai sauté sur l’occasion et ça a été positif, car j’ai pu obtenir ce que je voulais: 105% pour 10 000€. C’était pour finir de payer la monteuse et son assistante. Maintenant, il faut encore trouver de l’argent pour le reste de la post-production : montage son, étalonnage, mixage, sous titrage et les sorties copies.

En faisant ce film, j’ai voulu lancer un regard sur la SOCIETE à travers la mienne avec comme angle de vu la trajectoire d’une jeune femme qui a pour seul désir et pour seule volonté de ne pas accepter son destin. La violence qu’elle porte en elle va lui donner la force d’affronter, au prix fort ce changement tant rêvé.

▪ Vous lancer seul dans cette aventure n’a pas dû être facile. Une anecdote ?

Ca n’a pas du tout été facile. Je suis venu en courant, chez touscoprod, mais, j’ai failli repartir en courant car, je n’avais pas calculé l’énormité de la communication. J’étais tout seul à tout faire. Ce fut au moment où j’étais en montage. Je sors tôt et rentre tard, il faut passer au moins 4 heures devant l’ordinateur pour communiquer avant de dormir. Je n’en pouvais plus, surtout que la communication a un langage particulier. C’est un métier à part entière. Il ne faut pas répéter la même chose. Je n’ai pas cette culture. J’en avais marre.

Un jour, j’ai dit à mon amie : « j’arrête, je vais écrire à touscoprod et retirer mon projet ». Elle me répond : « gnèt ! Tu vas continuer, ne serait ce que pour ta crédibilité, pense à ceux qui ont déjà souscrit. Il faut que tu ailles jusqu’au bout ». Elle s’y est mise un peu avec son carnet d’adresse, et moi j’ai changé de système de communication. Je suis sorti de la communication conventionnelle, pour une plus  naturelle. J’ai commencé à aller voir les gens pour mieux expliquer. En plus de ce que je faisais sur l’ordinateur, j’ai aussi appelé. Cela a remonté la côte. Vers la fin, ça devenait intéressant parce que je voyais les souscriptions se suivre. Le 25 novembre, j’étais à 105%.

Ce fut une expérience intéressante. A un moment de l’évolution des souscriptions, on ne veut pas perdre ce qui est déjà là, cela met de l’énergie. La communication vient naturellement, car il faut que les gens comprennent : vous ne devez pas perdre ce qui est déjà acquis. Il y en a qui souscrivent deux ou trois fois. Jusqu’au jour où j’ai eu quelqu’un au téléphone qui m’a dit : « J’attends la fin pour clôturer quelque soit ce qui reste », j’étais à 79% à l’époque. Quel soulagement. Effectivement, le 23 novembre, je suis allé chez la personne qui m’a donné un chèque en faisant sauter le champagne… Elle avait beaucoup aimé « Il va pleuvoir sur Conakry ».

Voilà mon aventure avec touscoprod.

▪ Comment avez-vous découvert touscoprod ?

C’est touscoprod qui m’a contacté.

▪ Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans cette aventure ?

Parce que le système est vrai et propre.

▪ Qu’est-ce que cette campagne a changé dans le cours de votre film ?

La première dimension, c’est de trouver de l’argent pour faire le projet. Mais, la deuxième  aussi importante que la première, c’est la visibilité que cela va donner au film. L’engagement de tant de personnes sur le projet fait que le projet devient « Votre projet » et on se bat pour le faire aboutir. Cette confiance donne une grande responsabilité au porteur, il ne faut pas décevoir les coproducteurs.  Ce côté social et humain est très important dans ce système.

Autre chose, ça permet aux gens de comprendre les difficultés des cinéastes indépendants, voire des artistes indépendants, qui souhaitent aller au bout de leurs projets. Anecdote : j’étais dans le bureau d’un financier il n y a pas longtemps. Dans nos conversations, il me pose une question sincère : « Mais dis-moi, comment vous vivez, vous, cinéastes indépendants, surtout africains ? », il était vraiment sincère. Je lui répond « D’eau et d’amour pour l’art » Nous avons éclaté de rire…

▪ Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Après avoir atteint l’objectif, ma communauté n’a pas arrêté de m’envoyer des mails de félicitation, aussi, quelques chèques en retards me sont parvenus.

▪ Et maintenant ?

Je suis rassuré de mon projet, il faut donc continuer à se battre pour arriver à bout.

▪ Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle où que vous soutenez ?

Franchement, j’aime tous les projets sur le site, si on est là, c’est qu’on défend quelque chose. J’aurai les moyens, j’aiderai tous les films sur le site.

Je fini par remercier la structure et l’encourage à aider les projets à exister.

Bravo à vous et à la prochaine fois sur touscoprod.

 

Dip N’ Dance

C’est pour sa détermination, son talent et son projet aujourd’hui culte chez touscoprod qu’Hugo Cierzniak fait partie de nos belles histoires. Avec « Dip N’ Dance », un court-métrage d’animation, Hugo a collecté 8 380€ en 2 mois ! Ses 137 coprods se sont vite laissés convaincre par la qualité de son travail, le ton humoristique et le message de son film.

8 380 euros collectés, 137 coprods, 106% de son objectif de départ.

« Dip N’ Dance », c’est l’histoire délirante de Maximilien Desmarets de la Rochebruyère, “MDR”, un aristocrate quadragénaire arrogant et orgueilleux qui commande le mobilier de sa salle de bain et qui après un choc électrique avec son poste radio, va se retrouver possédé par les musiques diffusées, avant que son mobilier ne se retourne contre lui.

▪ Comment a débuté cette aventure « Dip N’ Dance » ?

C’est un projet dont l’idée m’est venue en 2007 où j’avais vu la performance d’une danseuse contemporaine à Berlin qui dansait complètement nue et chantait en playback avec juste une perruque orange fluo. Elle tournait le dos au public en faisant semblant de tenir un micro.

L’effet comique que m’a inspiré la performance m’a poussé à analyser… pourquoi c’était drôle ?

Je me suis rappelé que tout le monde s’amuse à chanter et danser nu sous sa douche en ayant l’air probablement aussi ridicule. J’en suis arrivé à la conclusion qu’en imaginant un bourgeois, qui serait tout le contraire d’un danseur, danser contre sa volonté sur des musiques déjantées, on obtiendrait un contraste hilarant. Mettre en scène quelqu’un de riche ayant un faible pour des gadgets technologiquement avancés qui se retourneraient contre lui alors qu’il est déjà en danger était un bon prétexte et une manière humoristique de dénoncer les abus de notre société de consommation actuelle et les dangers des progrès technologiques qu’on ne maîtrise pas toujours.

▪ Tu l’expliques dans ta vidéo de présentation, se lancer seul dans cette aventure a été un parcours du combattant. Une anecdote ?

Des anecdotes j’en ai à la pelle mais la vidéo de présentation devait rester courte et surtout ne pas être un complainte sur les difficultés de mener à bien un projet comme celui là .

Une anecdote que je n’évoque pas mais qui me restera encore un moment en tête, c’est après la préselection du film lors d’un appel à projets de la part d’un organisme attribuant des bourses pour des films d’animation à but non lucratif. Je passe devant devant un jury composé de professionnels du milieu, et après quelques phrases du genre « On est confronté aux technologies au quotidien je ne suis pas bien sûr que le public ait envie de voir ça en court-métrage » ou encore  « Ouais bon c’est un mec qui danse dans sa salle de bains so what ? »

J’ai eu le droit pour finir ma présentation à un ultime « Mais.. Euh.. Je ne comprends pas, pourquoi vous avez besoin de fonds pour faire ce film et pourquoi vous ne faites pas ça sur votre temps libre avec des amis ? »

▪ Comment as-tu découvert touscoprod ?

C’est un ami/employeur avec qui j’ai l’habitude de travailler et qui était au courant de ma démarche qui m’a fait découvrir le site.

▪ Qu’est-ce qui t’as décidé à te lancer dans cette aventure ?

C’était un bon moyen pour faire parler du projet tout autour de moi. Et puis je me suis dis que si les professionnels du milieu ne voyaient pas d’intérêt dans ce projet, c’est que sûrement le public serait plus clairvoyant

▪ Qu’est-ce que cette campagne a changé dans le destin de ton film ?

Le moyen de récolter juste de quoi remercier plus ou moins à la hauteur de leur participation les gens qui auront travaillé dessus gratuitement ou presque pendant le temps de la production du film. Sans la récolte des fonds, le film se serait quand même fait mais disons que je n’aurais pu remercier ceux qui m’ont soutenu sur le projet qu’avec « ma gratitude éternelle »… Et on sait tous que la gratitude n’a jamais nourri personne ni suffit à payer un loyer à Paris.

▪ Comment a réagi ta communauté ? Une anecdote ?

La « communauté » de l’animation dirons nous, a tout de suite très bien recueilli ce projet. Beaucoup d’enthousiasme et d’attente autour du film. La plus grande surprise a été la participation de certaine personne qu’on n’attendait pas du tout et malheureusement, l’absence de certaines sur lesquelles on pensait pouvoir compter. Mais dans l’ensemble, les gens se sont montrés beaucoup plus généreux que ce à quoi je m’attendais donc j’ai été très agréablement surpris.

▪ Et maintenant ?

A l’heure actuelle, le film côté image est plus ou moins terminé. Tout est entre les mains du sound designer qui s’occupe de bruiter le film et de mettre les ambiances. Ensuite on mix le tout, on fait une dernière couche d’étalonnage sur le film, quelques retouches au niveau du générique et après on devrait être bons pour que le film soit enfin terminé prêt à partir en festivals !!! J’imagine qu’on devrait le terminer pour de bon entre début et mi-janvier 2013.

Une idée, un projet audiovisuel à financer ? déposez votre projet sur touscoprod et devenez une de nos belles histoires !

 

Entre leurs mains

Une nouvelle belle histoire sur touscoprod, c’est celle de Céline et de son documentaire    « Entre Leurs Mains ». Mais c’est aussi celle de Muriel, Jacqueline, Sidonie, Cécile et toutes ces héroïnes de l’ombre qui accompagnent les femmes qui ont décidé de donner naissance à domicile.

27 190 euros collectés, 449 coprods, 272% de son objectif de départ

Retour sur le parcours de Céline Darmayan, jeune réalisatrice de 28 ans qui vient de mener une campagne de financement participatif exceptionnelle ! En 5 mois, elle a créé autour de son projet une véritable émulation, fédérant une communauté de plus de 1 000 personnes.  Elle nous raconte l’aventure de sa campagne de financement participatif sur touscoprod.

▪ La genèse de ce projet : comment a débuté cette aventure ?

L’idée de ce film m’est venue lors d’une discussion avec une amie française, de passage à Bruxelles. Elle me racontait son accouchement à domicile avec sa sage-femme, la manière dont elle l’avait rencontrée, son expérience. Mais ce qui m’a surtout surprise, c’est le récit du combat permanent que devait mener cette sage-femme pour rester fidèle à une éthique de la naissance respectée. Elle me parlait de pressions exercées sur elle, de procès en cours pour une de ses collègues, de refus des hôpitaux ou des maternités de les accueillir, de l’impossibilité de trouver une assurance professionnelle pour pratiquer les accouchements à domicile, du traitement dégradant subi par certaines femmes ayant accouché à la maternité… Je me suis alors dit que ça m’intéresserait d’approfondir ce sujet et de mettre en lumière le travail de ces sages-femmes, qui est très largement méconnu.

Dès lors, je me suis beaucoup renseignée, j’ai rencontré ces sages-femmes en trouvant leur contact sur Internet ou par des gens qui en avaient entendu parler.

Avec 4 d’entre elles, le courant est tout de suite passé et j’ai décidé de me lancer dans l’aventure.

▪ Aller à la rencontre de ces femmes (sages-femmes ou mères) qui par définition ne sont pas mises en avant n’a pas dû être facile ? Une anecdote ?

La plus grande difficulté a été de prendre contact avec les sages-femmes. Elles ne sont pas nombreuses et pas facilement indentifiables sur internet. Mais une fois que ça a été fait, le contact a été très facile et agréable. Les sages-femmes qui pratiquent l’Accouchement à Domicile et les parents qui font ce choix se sentent tellement seules face au regard de la société, qu’ils et elles accueillent avec beaucoup de bienveillance ceux qui veulent œuvrer pour une meilleure reconnaissance. Aujourd’hui, les sages-femmes nous disent que certains parents acceptent de se laisser film parce que c’est ce film-là, qu’ils ont vu la bande-annonce et qu’ils ont confiance en ce que nous allons faire de leur image.

▪  Comment as-tu découvert touscoprod ?

Quand nous nous sommes rendu compte qu’il allait être difficile de financer le film via les moyens de production traditionnels, certaines personnes nous ont parlé du financement participatif. Nous avons tout de suite pensé que cela pouvait être très intéressant pour nous.

▪   Qu’est-ce qui t’as décidé à te lancer dans cette aventure ?

Il y a plusieurs aspects très intéressants avec cette démarche. Tout d’abord, ça permet de mieux travailler la façon dont on va proposer aux personnes de prendre connaissance avec le projet, ce qui est toujours intéressant pousser plus loin sa propre réflexion. Mais ce qui est surtout extrêmement enrichissant c’est le fait de rentrer en contact avec une multitude de personnes qui ont un intérêt à ce que ce film se fasse. Tout à coup, on n’est plus seule à avoir envie que ce projet aboutisse. Toute une série de gens vous contacte pour vous dire que eux et elles aussi y croient, qu’elles et ils vous soutiennent. Ceci est pour moi la plus grande richesse du financement participatif. Créer du lien avant même que le film existe.

▪ Qu’est ce que touscoprod a changé dans le destin de ton documentaire ?

Cette démarche a permis au film de prendre une nouvelle dimension. Nous avons rencontré de nouveaux partenaires avec qui nous allons collaborer. Nous serons forts du poids de toutes ces personnes qui, en soutenant le film, on dit vouloir le voir exister sur les écrans.

 ▪ Sans le soutien de ces 431 coprods, le documentaire aurait-il pu se faire ?

Difficilement. Effectivement, le fait d’avoir ce soutien va probablement nous aider à décrocher de nouvelles subventions. Cela aurait été beaucoup plus difficile sans ça. Nous aurions du le faire dans notre coin, avec les moyens du bord, sans reconnaissance.

▪ Comment a réagi ta communauté ? Une anecdote ?

Nous avons vraiment beaucoup de personnes qui suivent activement l’évolution du film. Pas seulement en donnant des sous, mais en nous proposant toutes sortes de coups de main. Nous avons filmé une semaine au Pays Basque et à cette occasion, nous avons été accueilli par une de nos coprods. Certains nous ont même demandé de prolonger la période pour donner des sous, afin de permettre à d’autres de participer. L’engouement autour du projet est vraiment incroyable.

▪ Et maintenant ?

Maintenant, il va falloir se replonger entièrement dans la réalisation du film. Ce qui est déjà une aventure incroyable. Les sous sont une question importante à résoudre. Mais il ne faut pas que cela prenne le pas sur le reste.

▪ Peux-tu nous parler d’un autre projet sur touscoprod que tu aimes, qui t’interpelles ou que tu soutiens ?

Ainsi squatte-t-il, de Marie Maffre. Je suis très touchée par la thématique des squats et des problèmes de logements. Je trouve que les initiatives comme celles de Jeudi noir et leur intérêt devraient être plus connues du grand public. Malheureusement, voilà un autre film très difficile à produire du fait de son sujet. Donc je pense que ce genre de projet doit être largement soutenu par les particuliers pour qu’il puisse exister.

 

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Le Guide du Crowdfunding par Nicolas Dehorter

Depuis trois ans, Nicolas Dehorter, l’auteur du site très complet sur le crowdfunding www.monartisteleblog.fr s’intéresse aux nouvelles pistes de financement de la création et de la solidarité, s’appuyant sur le public.

Nicolas se passionne pour cette nouvelle génération de jeunes cinéastes qui n’hésitent pas à redéfinir le modèle classique de production et de diffusion pour réussir à s’exprimer. Ces derniers n’ont pas peur de s’appuyer sur leur public pour s’affirmer et créer librement. Il y a un an il est parti à Madrid pour assister et étudier l’utilisation par les membres de Riot Cinema Collective, des nouvelles solutions de financement et de partage, que  sont le crowdfunding  et les licences Creative Commons. Il a forgé la conviction que l’avenir du cinéma ,et plus généralement de la création indépendante, passera par internet et les solutions qui se développent autour dans cette dimension participative.
Fort de son experience il vient de publier son premier guide du financement participatif, car pour Nicolas: « Mon objectif à travers cette seconde édition reste de vous permettre de mieux comprendre le mécanisme de ces nouvelles pistes de financement, de connaître les bases qui sous-tendent cette alternative et au-delà de vous permettre d’approcher les forces en présence et de faire ensuite votre choix lorsque vous souhaiterez mener votre propre projet ».

Pour vous procurer cet ouvrage il vous suffit de participer à la souscription sur la plateforme www.Bibliocratie.fr, vous pourrez vous procurez ce mode d’emploi à un prix défiant toute concurrence. Vous trouverez dans les 130 pages du livre tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le crowdfunding et vous permettra de réussir vos plus beaux projets.

Nous sommes déjà très fan du blog de Nicolas qui est une vraie référence sur le financement participatif et nous sommes heureux de soutenir son projet de guide qui vous donnera des nombreuses idées pour réussir votre campagne (sur touscoprod bien sur !).