Appel à projet pour « Un festival c’est trop court ! » à Nice

Un festival c’est trop court et touscoprod s’associent une nouvelle fois, dans le cadre de la 13ème édition du festival du court métrage de Nice, et lancent un Appel à Projets à destination des producteurs et/ou réalisateurs de courts métrages qui souhaiteraient se lancer dans une expérience de financement participatif/crowdfunding. A l’issue de l’appel à projets, un seul court métrage sera sélectionné pour recevoir une dotation financière.

Les projets participants au concours doivent être en recherche de financement et lancer une campagne de crowdfunding sur le site touscoprod. Pour cela, touscoprod  accompagne les porteurs de projet dans leur dépôt jusqu’à la mise en ligne de leur campagne. Le montant de la levée de fonds sera de 3 000 € sur une durée de 1 mois. Le gagnant, à qui touscoprod offrira sa commission de 10%, sera le porteur de projets qui aura non seulement atteint ou dépassé son objectif de 3 000 € mais qui aura également réunit le plus grand nombre de coprods. En cas d’égalité un gagnant sera désigné directement par l’équipe de touscoprod.

Tous les projets seront réunis sur la page dédiée appel à projet Un festival c’est trop court sur touscoprod.com.

Tous les porteurs de projets auront la possibilité d’assister à une table ronde sur la production et le financement participatif et de rencontrer un responsable de touscoprod, le vendredi 18 octobre 2013, lors du Nice Short Meeting, la journée de rencontres et d’échanges professionnels du festival.

Le lauréat du concours sera annoncé lors de la Cérémonie de Clôture du festival, le samedi 19 octobre au cinéma Rialto.

Pour participer, il vous suffit de déposer un projet de court métrage sur le site touscoprod avant le 15 septembre 2013 et d’insérer au début de votre pitch : appel à projet Un festival c’est trop court.

Pour plus d’informations et pour participer au concours :

1. Téléchargez le Règlement et la Fiche d’inscription à compléter et à renvoyer accompagnés de votre dossier de candidature avant le 15 septembre à l’adresse : info@nicefilmfestival.com.

2. Déposez votre projet en ligne sur touscoprod. Si vous souhaitez être accompagné dans cette démarche, merci de nous contacter par email à l’adresse : acquisition@touscoprod.com.

A vous de jouer!
A très vite sur touscoprod.

 

Terminus

Encore étudiantes mais déjà très talentueuses et déterminées, Iris et Clara sont deux jeunes talents prometteurs. Désormais conquises par la démarche communautaire du crowdfunding, leur campagne pour leur court-métrage « Terminus » est sans doute le premier succès d’une longue série.

1 236 euros collectés, 56 coprods, 112% de leur objectif de départ

Deux personnages, Céline et Jeanne, vont appréhender la fin du monde de deux façons différentes. Heureusement, l’apocalypse n’a finalement pas eu lieu, mais elle nous aura tout de même permis de nous poser quelques questions.

▪ Comment a débuté l’aventure « Terminus » ? 

Face à l’ébullition médiatique qu’a provoquée l’annonce de la fin du monde en 2012, nous avons décidé de nous emparer du sujet et de le traiter à notre manière. Comment agirait-on le jour de la fin du monde ? Vaste question à laquelle nous avions envie de répondre. Nos deux personnages principaux sont ainsi nés de nos diverses idées sur le sujet ainsi que de témoignages quelques fois troublants.

▪ Vous lancer seules dans cette aventure n’a pas dû être facile. Une anecdote ?

Nous étions en train de chercher vaillamment un appartement pour que l’on puisse tourner, mais sans succès… Un soir, alors que nous nous promenions au bord du canal saint martin, l’une d’entre nous croise un ami à elle. L’autre, ayant une envie pressante, il nous propose de monter chez un ami à lui qui habite juste là, au bord du canal. Et nous voici transportés dans un appartement au style Napoléon III, une perle rare… Nous avons échangé un regard… Nous avions notre lieu ! Deux jours après, le propriétaire accepté de nous le prêter pour Terminus.

▪ Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Nous étions en train de faire le point sur nos moyens avec la décoratrice de notre film. Notre budget était serré et c’est elle qui nous a parlé de touscoprod, grâce auquel des amis à elle avaient déjà financé un film. A partir de là nous avons tenté l’aventure ! Nous avons aussi récemment assistées à une conférence organisée par l’université Paris 1 sur les nouveaux types de financements : l’un de représentant de touscoprod était présent pour expliquer les principes du financement participatif.

▪ Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans cette aventure ?

Après avoir obtenu un premier budget de la Sorbonne nous nous sommes vite rendu compte qu’il ne serait pas suffisant. Nous voulions cependant rester indépendantes pour cette production : touscoprod fut le moyen pour nous de nous sentir libres et de savoir que les gens croyaient en nous.

▪ Qu’est-ce que cette campagne a changé à votre court-métrage ?

En plus de l’apport financier qui fut déterminant, touscoprod nous a permis de faire une belle promotion pour Terminus. Les gens suivaient les différentes actualités, s’intéressaient à l’avancée du film : nous sommes en ce moment en train de faire faire les dvds et grâce à cette campagne, un grand nombre sont déjà réservés !

▪ Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Ce fut pour nous et pour notre communauté le moyen de partager une véritable aventure. Notre campagne à débuter sur facebook sur le principe : « si tout le monde met 1 euro, ça ira vite ! ». Chaque petite participation a compté et elle nous a permis d’avancer comme une véritable équipe, impliquant chaque contributeur dans le projet.

▪ Et maintenant ?

L’aventure Terminus continue avec l’inscription dans les festivals de court-métrage. Et nous avons plusieurs nouveaux projets en tête…

▪ Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

L’Ultimate Mix ! Adaptée d’une BD au scénario pointu et délirant, cette future comédie musicale funky d’animation 3D nous fait personnellement déjà rêvée ! Ce projet vénézuélien mérite toute notre attention et le maximum de participations ! SOUTENEZ L’ULTIMATE MIX !! 

▪ Déjà repérées par la presse : retrouvez une autre interview de notre duo sur Glamour

Dip N’ Dance

C’est pour sa détermination, son talent et son projet aujourd’hui culte chez touscoprod qu’Hugo Cierzniak fait partie de nos belles histoires. Avec « Dip N’ Dance », un court-métrage d’animation, Hugo a collecté 8 380€ en 2 mois ! Ses 137 coprods se sont vite laissés convaincre par la qualité de son travail, le ton humoristique et le message de son film.

8 380 euros collectés, 137 coprods, 106% de son objectif de départ.

« Dip N’ Dance », c’est l’histoire délirante de Maximilien Desmarets de la Rochebruyère, “MDR”, un aristocrate quadragénaire arrogant et orgueilleux qui commande le mobilier de sa salle de bain et qui après un choc électrique avec son poste radio, va se retrouver possédé par les musiques diffusées, avant que son mobilier ne se retourne contre lui.

▪ Comment a débuté cette aventure « Dip N’ Dance » ?

C’est un projet dont l’idée m’est venue en 2007 où j’avais vu la performance d’une danseuse contemporaine à Berlin qui dansait complètement nue et chantait en playback avec juste une perruque orange fluo. Elle tournait le dos au public en faisant semblant de tenir un micro.

L’effet comique que m’a inspiré la performance m’a poussé à analyser… pourquoi c’était drôle ?

Je me suis rappelé que tout le monde s’amuse à chanter et danser nu sous sa douche en ayant l’air probablement aussi ridicule. J’en suis arrivé à la conclusion qu’en imaginant un bourgeois, qui serait tout le contraire d’un danseur, danser contre sa volonté sur des musiques déjantées, on obtiendrait un contraste hilarant. Mettre en scène quelqu’un de riche ayant un faible pour des gadgets technologiquement avancés qui se retourneraient contre lui alors qu’il est déjà en danger était un bon prétexte et une manière humoristique de dénoncer les abus de notre société de consommation actuelle et les dangers des progrès technologiques qu’on ne maîtrise pas toujours.

▪ Tu l’expliques dans ta vidéo de présentation, se lancer seul dans cette aventure a été un parcours du combattant. Une anecdote ?

Des anecdotes j’en ai à la pelle mais la vidéo de présentation devait rester courte et surtout ne pas être un complainte sur les difficultés de mener à bien un projet comme celui là .

Une anecdote que je n’évoque pas mais qui me restera encore un moment en tête, c’est après la préselection du film lors d’un appel à projets de la part d’un organisme attribuant des bourses pour des films d’animation à but non lucratif. Je passe devant devant un jury composé de professionnels du milieu, et après quelques phrases du genre « On est confronté aux technologies au quotidien je ne suis pas bien sûr que le public ait envie de voir ça en court-métrage » ou encore  « Ouais bon c’est un mec qui danse dans sa salle de bains so what ? »

J’ai eu le droit pour finir ma présentation à un ultime « Mais.. Euh.. Je ne comprends pas, pourquoi vous avez besoin de fonds pour faire ce film et pourquoi vous ne faites pas ça sur votre temps libre avec des amis ? »

▪ Comment as-tu découvert touscoprod ?

C’est un ami/employeur avec qui j’ai l’habitude de travailler et qui était au courant de ma démarche qui m’a fait découvrir le site.

▪ Qu’est-ce qui t’as décidé à te lancer dans cette aventure ?

C’était un bon moyen pour faire parler du projet tout autour de moi. Et puis je me suis dis que si les professionnels du milieu ne voyaient pas d’intérêt dans ce projet, c’est que sûrement le public serait plus clairvoyant

▪ Qu’est-ce que cette campagne a changé dans le destin de ton film ?

Le moyen de récolter juste de quoi remercier plus ou moins à la hauteur de leur participation les gens qui auront travaillé dessus gratuitement ou presque pendant le temps de la production du film. Sans la récolte des fonds, le film se serait quand même fait mais disons que je n’aurais pu remercier ceux qui m’ont soutenu sur le projet qu’avec « ma gratitude éternelle »… Et on sait tous que la gratitude n’a jamais nourri personne ni suffit à payer un loyer à Paris.

▪ Comment a réagi ta communauté ? Une anecdote ?

La « communauté » de l’animation dirons nous, a tout de suite très bien recueilli ce projet. Beaucoup d’enthousiasme et d’attente autour du film. La plus grande surprise a été la participation de certaine personne qu’on n’attendait pas du tout et malheureusement, l’absence de certaines sur lesquelles on pensait pouvoir compter. Mais dans l’ensemble, les gens se sont montrés beaucoup plus généreux que ce à quoi je m’attendais donc j’ai été très agréablement surpris.

▪ Et maintenant ?

A l’heure actuelle, le film côté image est plus ou moins terminé. Tout est entre les mains du sound designer qui s’occupe de bruiter le film et de mettre les ambiances. Ensuite on mix le tout, on fait une dernière couche d’étalonnage sur le film, quelques retouches au niveau du générique et après on devrait être bons pour que le film soit enfin terminé prêt à partir en festivals !!! J’imagine qu’on devrait le terminer pour de bon entre début et mi-janvier 2013.

Une idée, un projet audiovisuel à financer ? déposez votre projet sur touscoprod et devenez une de nos belles histoires !

 

And the winner is… Dolça

Nous sommes heureux de vous présenter le lauréat de l’appel à projets lancé à l’occasion de notre partenariat avec le festival du court métrage de Nice.

Dolça raconte le passage d’une jeune fille de l’adolescence à l’âge adulte : les émotions, désirs et incertitudes de ce personnage, au cœur de la Catalogne.

Grâce à ce titre de lauréat, nous offrons à Dolça une dotation de 10% de sa jauge. Un bon début de campagne pour l’équipe du film qui cherche à réunir 4 500€ en 3 mois.

Nous accueillons également 4 autres nouveaux projets de court métrage :

Nous souhaitons une bonne campagne à nos nouveaux porteurs de projets !

1ère conférence : Pourquoi le Crowdfunding ?

 

La thématique : « Aujourd’hui, le crowdfunding se démocratise. Quelles motivations poussent les porteurs de projets audiovisuels à soumettre leurs films sur une plateforme de financement participatif ?  »

Cette conférence a accueilli trois intervenants de deux plateformes de financement participatif différentes. Ils ont réussi à financer leur projet et ils nous en parlent !

Le premier, Samir Benchikh, a présenté son documentaire « Une révolution africaine«  sur touscoprod qui est amené à sortir en salle. Son projet prévoyait de récolter 15 000 € sur 100 jours pour financer la post-production de son film. Après la date d’échéance le montant total de la souscription a dépassé le montant espéré. Ce qui l’a porté est notamment le fait d’avoir réussi à mobiliser une communauté dont chaque membre a joué le rôle de relai en parlant du film autours de lui.

Les deux autres intervenants, Pierre Bessard et Thomas Léaud, viennent de KissKissBankBank et ont présenté un webdoc sur la vie d’un sans abris parisien, « Georges« . Ce projet a demandé un financement de 10 000 €, à récolter en 90 jours, pour financer les frais de voyages et les salaires des techniciens. Finalement l’équipe a obtenu 12 000 €, soit
2 000 € de plus que prévu. Pour eux, le financement participatif pour produire leur film était un choix en cohérence avec leur projet, puisqu’il nous rappelle que la solidarité est une valeur importante pour un meilleur rapport aux autres. Eux aussi ont utilisé le community management en alertant le public sur leur projet via les réseaux sociaux.

Une grande partie de la communication des projets sur Internet s’est faite grâce à Facebook. Pour leur webdoc, Pierre et Thomas ont créé une page Facebook et ont rassemblé à eux deux environ 1000 contacts. Sur les 127 coprods que le projet a regroupé, la majorité fait partie de leur entourage (famille, amis, contacts professionnels…). Samir a regroupé quant à lui environ 3500 contacts Facebook à lui seul, en créant également une fan page sur le film. Son réseau plus large s’est développé en France mais aussi et surtout en Afrique avec de nombreuses associations, des personnes engagées, des personnalités dont Tiken Jah Fakoly… Une fois s’être fait connaître, les projets ont attiré les souscripteurs grâce aux contreparties qu’ils proposaient.

Pour « Georges », des contreparties artistiques ont été mises en place. Thomas étant photographe, ils ont pu proposer des cartes postales avec ses photos, ou encore un portrait de Georges réalisé par une artiste-peintre. Ces contreparties ont un coût à bien considérer dans le budget selon Thomas et Pierre. Pour « Une révolution africaine », Samir avait prévu des contreparties sous forme de goodies personnalisés (affiche unique du film avec le nom du coprod…) et de projections privées en présence de l’équipe du documentaire. Pour un futur projet il a pensé à des invitations en salle de montage pour toujours plus de proximité avec les coproducteurs.

En ce qui concerne le contenu de l’information diffusé, la quantité et la fréquence de diffusion, chacun des deux projets a eu sa méthode. Samir, par exemple, a fait l’erreur de tout poster au début de sa période de souscription. Il a réalisé par la suite que donner des informations au compte-goutte permet de mieux impliquer le public et d’agrandir sa communauté de souscripteurs. Selon lui, le bon équilibre est de poster un élément par semaine, que ce soit un carnet de bord, des photos… Pierre et Thomas eux, soulignent aussi l’importance de publier des informations mais surtout celle de se rapprocher du transmédia, c’est-à-dire prolonger la narration du projet, au-delà du film en lui-même, en diffusant du contenu différent selon chaque média choisi. Exemple: le long-métrage diffusé au cinéma, l’histoire du tournage dans un making-off en DVD, la genèse du projet présentée dans des magazines… Pour eux, cette diversification ne leur fait pas perdre la main sur leur œuvre. Les sites de crowdfunding sont pour eux un média particulièrement efficace pour mesurer l’intérêt suscité par un projet.