touscoprod vous donne rendez-vous au Sunny Side !

Vous recherchez une solution efficace pour financer vos projets audiovisuels ?

Nous vous donnons rendez-vous  sur le stand C3 du 25 au 28 juin pour construire ensemble une communauté prête à soutenir votre projet !

C’est le moment idéal de rencontrer des experts du crowdfunding et de bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour la réussite de votre campagne.
Du dépôt de projet à la conception de la campagne en passant par l’enregistrement de la vidéo de présentation, nous serons là pour vous guider jusqu’à la réussite.

Prenez rendez-vous dès aujourd’hui pour un meilleur accompagnement !
Vous ne trouvez pas de créneau disponible ? Pas de problème! Nous vous accueillons également sans rendez-vous, passez nous voir sur place.

L’oiseau pleureur

Début mars, touscoprod et le Festival d’Annecy, en partenariat avec TITRATVS, lançaient un appel à projet à destination des producteurs et/ou réalisateurs de courts métrages d’animation. Les participants avaient 1 mois pour réunir 3000€ et le plus de coprods possibles. Avec ses 205 coprods, c’est Claire et son projet L’Oiseau pleureur qui ont remporté le concours.

Assam et Seba, nos deux protagonistes sont deux hommes ordinaires, deux frères solitaires. Ils vivent sous le même toit depuis des années. Chaque jour ils partent en mer, sur leur embarcation de fortune pour subsister à leur besoin. Ce rituel construit leur quotidien. Mais dans cette apparente plénitude le cadet commence à douter de la bienveillance de son frère. Peu à peu la suspicion grandit, l’atmosphère s’alourdit…

Comment a débuté votre projet L’Oiseau pleureur ?

J’ai découvert ce conte tibétain  l’an dernier, l’histoire m’a beaucoup plu. J’ai eu envie de créer un univers graphique, coloré et animé autour de l’aventure de ces deux personnages.  J’ai commencé tout d’abord à illustrer ce texte puis l’envie m’est venu d’en faire  un film animé en marionnettes de papiers découpés.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières au début ?

Pas vraiment, car j’étais dans une phase de recherches, et je n’avais aucune contrainte de temps. Je travaillais  dès que j’avais un peu de temps libre pour mon propre plaisir. En effet par la suite si le projet n’avait pas atteint son objectif sur touscoprod, j’aurais sans doute eu des difficultés quant au matériel nécessaire pour commencer l’animation.

Comment avez-vous découvert touscoprod et l’appel à projet du festival d’Annecy ?

Je me suis investie depuis peu dans une association à Toulouse qui s’appelle  « Cumulo Nimbus ».  Nous intervenons auprès des enfants et animons des ateliers de cinéma d’animation. Les membres de l’association reçoivent régulièrement des mails d’appel à projet ou de festivals autour du cinéma d’animation. Ce sont eux qui m’ont tenue au courant, et je les en remercie!

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

Le projet était déjà né depuis quelques temps et avançait doucement au gré de mon temps libre avec les moyens du bord. Ensuite je me suis dit que je n’avais rien à perdre à le proposer! Mes projets antérieurs (illustrations, animations, vidéos) on été réalisés dans un cadre scolaire, et bien souvent une contrainte de temps limite plus ou moins la qualité du rendu final.  Le fait de présenter ce projet et la perspective de le faire connaître m’a motivée à travailler de manière plus approfondie, et les retours ont été un soutien moral précieux. Comme j’ai entrepris ce projet seule,  l’idée de le partager, le faire connaître, en parler autour de soi, permet de nourrir le projet de regards extérieurs, de conseils, de critiques. Cela me semble important dans le processus de création.

Comment s’est déroulée la campagne, qu’a-t-elle changé à votre film ?

Cette campagne fut assez surprenante! J’ai été très émue  par le soutien de beaucoup de personnes.  Leur énergie et leur dévouement afin de faire connaître le projet au plus grand nombre fut très encourageant. Le nombre de coproducteurs a largement surpassé ce que j’aurais pu imaginer. J’en suis ravie et maintenant que 205 personnes ont embarqué pour l’aventure, je suis bien determinée à consacrer du temps et façonner avec passion l’avenir de nos deux protagonistes.

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Les premiers coproducteurs ont été essentiellement des proches, mais assez vite cette communauté s’est élargie bien au delà de mes connaissances. Après tout ce suspens, jusqu’à la dernière minute, l’annonce du succès de la coproduction, a suscité une vague de joie et de félicitations enthousiastes. Le nombre de coproducteurs ayant choisis la  contrepartie d’invitation à l’avant première dépasse largement la capacité de mon salon! recherche salle désespérément héhé

Où en est votre film aujourd’hui et quels sont vos futurs projets ?

Aujourd’hui, « l’oiseau pleureur » est en cours de fabrication (décors personnages). Le story board est quasiment bouclé, et j’ai pu commencé quelques tests d’animations. Je souhaite par la suite  construire un banc titre, et acheter un appareil photo.  Pour ce qui est de mes futurs projets, j’aimerais continuer les ateliers avec les enfants,  car cet échange m’apprend beaucoup et me passionne réellement, et à côté de ça je voudrais poursuivre un travail d’illustration et d’édition entrepris avec mes soeurs.

 

Un 26ème film sorti en salle chez touscoprod

Nous sommes fiers de vous annoncer la sortie en salle le 5 juin 2013. « Ainsi Squattent-ils » est réalisé par Marie Maffre.

Grâce à ses 105 coprods et 7000€ ce projet a pu voir le jour au cinéma. Touscoprod fête aujourd’hui son 26ème film en salle.

Deux ans et demi au cœur de la lutte du collectif Jeudi Noir qui milite contre le mal-logement. Où militer est un engagement des corps et des esprits. Où l’on met sa vie à l’épreuve de ses idées. Où l’on revendique un toit comme bien de première nécessité. Où l’on cherche et invente un autre vivre ensemble. Sans jamais oublier que la joie permet aussi la force de chacun. Ce film met en scène l’expérimentation sociale.

Découvrez les 6 premières minutes du film en avant première:


Exclu – Ainsi squattent-ils, 6ères minutes du film par Ainsi-Squattent-Ils

Draglougloula

Draglougloula est un joli projet d’animation de Valentin Godefroy, fraîchement sorti de l’Institut des Métiers du Cinéma de Normandie. Porté par son amour pour l’univers fantastique de Tim Burton, il a mené campagne sur touscoprod pour financer le matériel son et la fabrication de la bande originale.

800€ en 1 mois, 16 coprods, 100% de son objectif de départ

Sanguy et Sangout, deux vampires toujours assoiffés, décident de cambrioler la banque du sang de Cerceuilly, après un important don du sang de célébrités.

Mais boire du sang de stars, réserve quelques mauvaises surprises… en effet, nos deux compères vont se transformer en personnages de fictions, incarnés par les comédiens eux-même…

Comment a débuté votre projet Draglougloula ?

J’ ai imaginé ce film, pendant mes études de cinéma en 2008.

Il est né de mon amour pour l’ expressionisme allemand, et les travaux de mon Cinéaste maître : Tim Burton.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières au début ?

Oui,  quelques unes, difficile de me mettre d’ accord avec moi-même sur le style graphique du film.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Grâce à ma belle mère, qui a entendu une interview sur Télématin.

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

J’ai eu envie de faire participer tout mes amis qui me soutiennent depuis quelques années, d’évoluer dans le métier,  grâce à un financement,  et de pouvoir paraître plus crédible, et plus professionnel aux festivals.

Comment s’est déroulée la campagne, qu’a-t-elle changée à votre film ?

La campagne s’est très bien passée, elle m’a donné plus confiance en moi, en mon travail, et ma donné envie de recommencer l’expérience, j’ ai pleins de projets en tête.

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Ils sont très contents que j’ai atteint mon budget, et que ma carrière devienne de plus en plus sérieuse.

Anecdote : Une de mes amies, qui suit mon travail depuis mon plus jeune âge, a trouvé  incroyable mon évolution depuis mes films en pâtes à modeler tournés dans le petit grenier familial.

Où en est votre film aujourd’hui et quels sont vos futurs projets ?

Mon film est quasiment fini, il me reste encore quelques plans à faire, ensuite il partira

En Indonésie, pour la composition de la musique originale par mon frère.

En ce qui concerne mes futurs projets, un film d’animation sur l’environnement est en préparation, ensuite suivra un autre projet, sur la fabrication des rêves… Je n’ en dirai pas plus pour le moment pour ménager le suspens…

 

Louis déménage

Louis déménage fait partie de ces beaux projets au succès fulgurant. En quelques semaines à peine la barre des 100% est atteinte, preuve d’un engouement très large qui lui permet aujourd’hui, à quelques jours de la fin de la campagne, d’être à 117% de son objectif initial.

4 086€ en 2 mois, 83 coprods, déjà 117% de l’objectif de départ

Jo et Louis, deux jeunes pré-adolescents de 12 ans, font ensemble le chemin pour aller à l’école. C’est la dernière fois, car le lendemain, Louis déménage. Comment vivre la séparation quand on est si jeune, plus tout à fait enfant, pas encore adulte ?

Comment a débuté votre projet Louis déménage  ?

Au départ,  j’étais parti sur l’écriture d’un long métrage. Mais la thématique du deuil convenait mieux à un format court, basé sur la « dernière journée » passée entre deux meilleurs amis. Je connaissais les deux comédiens dont les personnages sont très inspirés de la réalité. Finalement, j’ai écrit le scénario pour eux. Quant à l’équipe technique, j’en ai d’abord parlé à deux amis, qui ont tout de suite accepté de se lancer dans cette aventure, à la base très « artisanale » ! Et puis l’équipe s’est agrandie, avec l’arrivée de Tak Tak Productions…

Se lancer dans la réalisation d’un court-métrage n’est pas toujours facile, avez-vous rencontré des difficultés particulières au début ?

En fait, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit, puisque Taktak productions m’a proposé de prendre en main le projet. J’ai eu de la chance, je pense que c’est assez rare… Quant aux jeunes comédiens, je n’ai jamais douté de leur talent.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Par le projet de Michèle Laroque, et un article sur le crowdfunding, dans Télérama il me semble.

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

Tak Tak souhaitait tester cette nouvelle forme de participation basée sur d’autres critères que la recherche unique de profit. Je pense que les gens ont été sensibles à l’histoire…

Comment s’est déroulée la campagne, qu’a-t-elle changé à votre film ?

Nous avons tous été surpris de la rapidité des réseaux sociaux à passer l’info… Deux semaines seulement après la publication de la vidéo sur touscoprod, nous avons atteint les 100 % requis. Nous sommes tous très touchés, en premier lieu les deux comédiens qui ont compris que les enjeux sont bien plus importants qu’au départ ! Si la campagne a changé quelque chose, c’est bien à leur niveau…A douze ans, ce n’est pas rien ! Et puis, nous sommes d’autant plus convaincus de la pertinence et l’universalité de l’histoire.

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Notre entourage proche n’est pas le seul à avoir participé au financement. Certaines personnes ont misé une somme assez importante… Par exemple, une famille d’amis, que j’ai tous remerciés personnellement… sans savoir que seuls les parents avaient participé, et que tous les autres allaient bientôt le faire !

Où en est votre film aujourd’hui et quels sont vos futurs projets ?

Nous tournons début juillet. Le film fera ensuite son chemin de court-métrage, nous ne pouvons pas encore anticiper son avenir ! J’écris actuellement un nouveau scénario, ainsi qu’un spectacle d’humour pour une comédienne.

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

Neverland, de Véronique Parenteau… je lui souhaite beaucoup de réussite. Et puis Global Gay, de Valérie Montmartin, pour le combat qu’il raconte.

Le Complexe du homard

Première promotion à sortir de l’école de cinéma Cinémagis, l’équipe du Complexe du Homard avait la dure mission de produire un long-métrage pour leur projet de fin d’étude, alors que les écoles demandent généralement des courts-métrages. Leur engagement et leur détermination à mener à bien le projet leur a permis de réussir leur campagne sur touscoprod et de faire exister leur film.

5602€ collectés, 71 coprods, 112% de son objectif de départ.

Ben est aussi doux et timide que son meilleur ami Yoda est extraverti et associable. Unis dans la loose, dans un fastfood de la côte, ils voient tous les jours défiler la bande de Mat, surfeurs cools et moqueurs. Arrive un soir où Marthe, la grand-mère de Ben, décède et le laisse seul avec ses deux parents bouchers-charcutiers, décidé à lui faire reprendre l’entreprise. Il décide alors de changer les choses : aidé par Yoda et par le fantôme de sa grand-mère, il va devenir un surfeur cool pour les beaux yeux de Nina…

Comment a débuté votre projet Le Complexe du homard ?

Nous faisons partie, ma classe et moi, de la première promotion de l’école Cinémagis. A la fin du cursus scolaire, l’idée est de rendre un long métrage. Le projet a démarré en juin 2012 avec pour thème le surf. 5 scénarios écrits par nos soins ont été ébauchés. « Le Complexe du Homard » a été retenu.

Avez-vous rencontré des difficultés au début ?

Oui, pour l’écriture. Un long métrage ne s’écrit pas en 5 mois mais en 1 an. Cependant des professionnels du milieu, comme des script doctor, nous ont aiguillé dans le développement de l’histoire ainsi que le reste du groupe.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Un élève nous en a parlé le jour de notre « grosse » réunion production. Nous cherchions des financements pour ce projet hybride, « mi-étudiant » et « semi-professionnel ». Notre statut ne nous permettait pas de postuler pour quelque financement que ce soit.

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

L’idée de don et de faire participer les internautes. De cette façon, ils découvrent le projet et font du bouche à oreille par la suite pour faciliter la renommée du film.

Comment s’est déroulée la campagne, qu’est-ce que cela a apporté  à votre film ?

Nous nous sommes aidés des réseaux sociaux pour poster des news. Notre page facebook « Cinemajors » nous a beaucoup aidé (elle représente notre promo), beaucoup d’habitués surfent régulièrement sur cette page. Il nous a été simple de faire passer le mot. De plus, des radios locales nous ont permis d’en parler sur les ondes. Nous avons atteint la moitié du montant souhaité en 1 semaine et demi! C’était hallucinant!

Le crowdfunding permet, en plus de récolter de l’argent, de fédérer une communauté autour d’un projet, auriez-vous une anecdote sur votre communauté ?

Oui, le jeune acteur qui joue « Ben à 8 ans » nous récite par cœur les cadeaux à gagner. Il surf même sur notre page et nous écoute quand on passe à la radio.

Où en est votre projet aujourd’hui? Avez-vous des nouveaux projets en cours ?

Nous sommes en plein tournage, nous avons fait la moitié du parcours et l’équipe est épuisée. Vous savez, c’est la première fois qu’une école de cinéma réalise un long métrage de A à Z. Nous faisons en sorte de faire comme les pros. Nous nous levons très tôt, nous nous couchons très tard… Mais nous sommes ravis du résultat jusque là car un « Cinemajors » s’occupe du montage et monte le film au fur et à mesure des séquences tournées. Vous pourrez apercevoir l’avancement du projet sur www.le-complexe-du-homard.fr.

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

Quand la musique s’arrête… L’ambiance est mystérieuse et sensuelle. Je n’ai pas vraiment le temps en ce moment de passer par le site mais celui-ci m’avait interpellé. Je sais qu’ils ont atteint leur budget, félicitations!

 

La Genèse de Grouchenkha

Deuxième court-métrage de la réalisatrice Maéva Ranaïvojaona, La Genèse de Gouchenkha est en joli projet à mi-chemin la Russie des frères Karamazov, Paris et Berlin. Après avoir séduit Denis Lavant, il a su convaincre 47 coprods qui ont permis le succès de la campagne et la réalisation du film.

3 035€ euros collectés, 47 coprods, 101% de son objectif de départ.

Jean-Charles, réalisateur, se lance à la recherche obsessionnelle et destructrice de son héroïne, Grouchenkha, personnage de Dostoïevski, et jeune femme aux obscurs desseins.

Comment a débuté votre projet La genèse de Grouchenkha ?

Je revenais du festival de Rotterdam, où mon tout premier film avais eu sa première. J’y avais défendu mon projet de long-métrage, une adaptation du dernier roman de Dostoïevski, les Frères Karamazov. Ça avait beaucoup plu. De retour sur Berlin, avec un ami qui voulais se lancer dans la production, mais ne pouvait accompagner de but en blanc un long-métrage, nous avons alors évoqué l’idée d’un deuxième court qui permettrait d’être mieux à même d’envisager un long dans le futur. J’ai commencé à écrire, mais c’était difficile, j’étais trop imprégnée du projet Dostoievski. Et puis, alors que je répétais à Paris et Berlin avec différentes actrices pour le rôle de l’héroïne du long-métrage( Grouchenkha ), une connaissance m’a offert le contact de Lars Rudolph, un acteur que j’admirai depuis longtemps. Je travaillais déjà avec Denis Lavant à Paris. Le parallèle Paris Berlin, avec ces deux acteurs si parfaits mis en miroir, a été instantané. Deux semaines plus tard j’avais un scénario, le récit de la genèse du personnage Grouchenkha, à travers la direction d’acteur.

 

Avez-vous rencontré des difficultés au début ?

Pas au début, le début est la mise en place de ce qui va amener les difficultés, je dirais.

 

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

La personne qui était intéressée de produire ce nouveau court avait accompagné au préalable un autre projet sur Kisskissbankbank. Ça avait fonctionné et nous avons donc opté pour le crowdfunding, dans le but d’éviter les longues attentes (souvent infructueuses) des dépôts de dossiers de subvention conventionnels. Après différentes recherches et comparaisons, l’assise de touscoprod notamment dans les festivals ( nous avons rencontré Barbara au FID ), et par rapport au CNC nous a décidé.

 

Comment s’est déroulée la campagne, qu’est-ce que cela a apporté  à votre film ?

Le travail de campagne a été très monopolisant, et angoissant. Mais elle a permis de créer un premier public en attente du film, des contacts, une énergie, et beaucoup d’échanges.

 

Le crowdfunding permet, en plus de récolter de l’argent, de fédérer une communauté autour d’un projet, auriez-vous une anecdote sur votre communauté ?

Oui, j’ai pu rencontrer un autre réalisateur qui venait de finir sa campagne et proposait de devenir co-producteur. Cette rencontre nous a amené a réfléchir à des possibilités ultérieures de création de collectif, d’entraide en terme de production, et nous réfléchissons en ce moment au différentes possibilités de collaborations futures.

 

Où en est votre projet aujourd’hui? Avez-vous des nouveaux projets en cours ?

Juste avant le tournage parisien, avec Denis Lavant à Cannes pour le dernier Carax, et aussi certains contacts de festivals intéressés, le film a pris un standing très imprévu. Pour le tenir, les besoins financiers ont beaucoup augmenté. Les images sont magnifiques, mais tout a été dépensé dans le tournage de la partie parisienne. L’acteur berlinois demandant ensuite une somme très en dehors de nos moyens, nous avons finalement tenté une subvention gouvernementale allemande, ce qui a arrêté brutalement l’avancée du projet. Ne l’ayant pas obtenue, nous envisageons aujourd’hui différentes possibilités, dont une nouvelle campagne de crowdfunding. Mais pour l’instant donc, la production est immobilisée et la partie 2 en attente d’être tournée.

 

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

J’ai eu très peu de temps récemment pour un suivi des films en campagne, mais comment ne pas avoir eu vent de celle de Michèle Laroque (Jeux Dangereux, ndlr). C’est très encourageant de voir des personnes reconnues utiliser le moyen du crowdfunding, asseyant d’autant plus cette voie comme celle de notre temps, réel moyen de parer à la crise économique qui ( entre autres) rend l’accès aux subventions impossible. Le crowfunding est un moyen de survie qui devient salvateur pour les cinémas émergeants, et son investissement par des personnes publiques est un appui efficace, à mon sens.

Un nouvel envol

Alors que tout le monde s’inquiétait d’une éventuelle fin du monde que les Mayas auraient annoncé pour le 21 décembre 2012, Julie Morales a saisi l’occasion pour s’intéresser à la spiritualité Maya, finalement peu présente des débats. De retour en France, les valises pleines d’image, elle a fait appel aux coprods pour financer la post-prod de son documentaire.

4395€ euros collectés, 72 coprods, 110% de son objectif de départ.

Qui sont ces Mayas dont on parle tant ? Quelles sont leurs pratiques spirituelles aujourd’hui ? Mais surtout, quels sont les messages qu’ils ont à nous faire passer ?

Entre spiritualité et cosmovision, les Mayas ont tant de savoirs à partager avec l’humanité : ce ne serait pas la fin du monde, mais peut-être la fin d’un monde tel qu’on le connaît…

Comment a débuté votre projet Un Nouvel envol ?

L’idée de ce film m’est venue début 2011 à force d’entendre les gens se questionner sur le calendrier Maya et le fameux 21 décembre 2012. Ne trouvant pas de réponses satisfaisantes à ce sujet, je décidais d’aller moi-même les chercher auprès des personnes les plus averties : les guides spirituels mayas. J’ai donc écrit mon projet la première moitié de l’année et j’ai ensuite cherché des producteurs. Sans succès, fin 2011 j’ai décidé de partir coûte que coûte. Comment financer ce film ? Je n’avais pas encore entendu parler de touscoprod mais sur le même mode, j’organisais alors une soirée avec mon réseau d’amis musiciens en projetant également mon premier documentaire « Terres sous les eaux ». Les entrées perçues lors de cette soirée m’ont permis d’acheter mon billet d’avion. J’ai ensuite crée un blog pour diffuser mon projet de film-documentaire sur la spiritualité et la cosmovision Maya et j’ai envoyé le lien à différents réseaux : l’université Inter-âge par exemple m’a contacté pour faire une conférence et présenter mon premier film. En échange de leurs noms dans le générique, une quarantaine de personnes a participé au film.  Cet argent a contribué à payer une partie de mon séjour sur place avec mes économies personnelles. Puis, un producteur parisien m’a contacté juste avant mon départ et m’a fourni une caméra HDV ainsi qu’un micro-HF. Et voilà, l’aventure commençait.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières au début ?

Les plus grandes difficultés ont été financières. J’ai envoyé mon dossier de production à différents producteurs, sans succès. J’ai postulé à des aides à l’écriture du Conseil régional d’Aquitaine, du CNC, de la SCAM mais mon projet n’a pas été retenu. D’échecs en échecs, il fallait garder confiance car ça peut très vite nous démotiver. Finalement, j’ai puisé dans mes ressources et me suis dit « je partirai le faire quoi qu’il en soit». J’ai donc dû sous-louer mon appartement le temps de mon voyage (4 mois), j’ai quitté mon travail… Le retour sans un sou n’a pas été évident non plus. D’autant plus que notre entente avec le jeune producteur, qui m’avait prêté du matériel pour tourner, n’a pas tenu… De nouveau en France avec 60 heures d’images, seule, il fallait que je trouve un autre moyen de financer la post-production pour faire un film à la hauteur de mes attentes.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

J’ai donc cherché toutes les aides à la post-production possibles et inimaginables, j’ai envoyé des listes de mails… sans grands retours ! Puis, dans l’une des brochures que l’on m’avait donnée, apparaissait touscoprod,  j’ai donc téléphoné et ils m’ont proposé de suite un rendez-vous. J’ai été reçue par une charmante jeune femme qui m’a présenté de manière très professionnelle cette plateforme de co-production.

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

Autant dire que cette manière de production était totalement en adéquation avec la genèse de mon film. En effet, depuis ses débuts, il était déjà co-produit. L’argent que j’avais obtenu provenait déjà de personnes qui « misaient » sur moi et qui me faisaient confiance. De plus, je n’avais plus de temps à perdre, on était en août et je voulais que mon film soit terminé en novembre 2012, de sorte à pouvoir le diffuser avant décembre 2012. Cette alternative me permettait de faire une campagne en trois mois pour collecter 4000 euros et payer un monteur, des musiciens pour la bande originale, un ingénieur du son, l’achat d’un ordinateur pour le montage etc… Non seulement, je ne devais pas passer par les rouages de bureaucratie mais en plus j’étais le capitaine à bord de ce bateau de croisière.

Comment s’est déroulée la campagne, qu’a-t-elle changé à votre film ?

Cette campagne m’a demandé beaucoup d’énergie, il faut le dire tout de même ! Car on est moteur de toute cette diffusion et ce n’est pas rien. Elle m’a permis de faire connaître mon documentaire auprès de proches mais aussi auprès d’un large public. J’ai donné vie au film avant même qu’il ne soit terminé, c’était franchement génial, ça motive. En fait, cela m’a permis de récolter de l’argent sur le mode du défi mais aussi de faire tout une campagne de communication autour du film, et de donner de la légitimité au projet.

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

J’ai eu un petit cercle d’amis qui n’a pas cessé de relayer l’information, sur Facebook, par mail. On me demandait souvent où j’en étais mais ce que j’adorais c’était quand ils me disaient « j’ai regardé aujourd’hui, t’es passé à 65% !!! » alors que moi-même je ne le savais pas… Ils suivaient ça comme une course de chevaux ! J’ai eu de belles surprises, des personnes qui ont participé alors que je n’avais pas eu de nouvelles d’elles depuis des dizaines d’années…

Où en est votre film aujourd’hui et quels sont vos futurs projets ?

Mon film a été diffusé une fois à l’Utopia de Bordeaux (salle comble, 180 personnes) et une fois à la médiathèque de Melun. Il a été acheté par le Réseau National des Musées et est en vente à la librairie du musée du Quai Branly. C’est très valorisant même si économiquement ce ne sont que de très petits budgets. Il a également été sélectionné par l’ADAV pour le proposer à l’achat dans le catalogue des médiathèques et des bibliothèques de France. Je l’ai envoyé dans plusieurs festivals comme le festival du cinéma d’Amérique Latine de Biarritz ou le festival de cinéma Jean Rouch.. J’attends les réponses. Malheureusement, c’est très difficile de porter seule un projet comme cela, car la diffusion, c’est encore un autre travail. Comme je ne peux consacrer tout mon temps à cela, je dois reconnaître qu’il n’a pas été diffusé à la hauteur de mes attentes. Travailler en équipe est indispensable, c’est ce que je souhaite pour mon prochain film. J’ai d’autres projets, l’un qui m’emmènerait au Brésil avec une amie touchée par la leucémie. Ce serait un documentaire sur « l’espoir » ou « la résilience » (rien à voir avec un documentaire sur la maladie) mais difficile à expliquer en quelques mots. L’autre porterait sur le symbolisme de la naissance et m’amènera au Canada, au Brésil et au Guatemala dans les communautés indigènes.

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

Je continue de suivre le projet Entre leurs mains qui m’interpelle par sa thématique. J’ai aussi adoré le projet Dip N’Dance. Je pense qu’il y a beaucoup de talents sur ce site, et que ce pourrait être une belle trousse à projets pour les producteurs… en co-production avec la « société civile » bien-sûr !

Les Anges Anonymes

Ce projet documentaire, devenu un exemple à suivre chez touscoprod, a su mobiliser une importante communauté qui l’a soutenu et lui a permis de réussir une belle campagne. Les 17 230€ levés permettront à ce film que le réalisateur décrit comme « beau et utile » d’exister, dans un peu plus d’un an…

17 230 euros collectés, 194 coprods, 115% de son objectif de départ.

Les Anges Anonymes, c’est l’histoire de Françoise, infirmière libérale, le quotidien d’hommes et de femmes souvent âgés, souvent isolés. D’eux, elle sait presque tout ; pour eux, elle est parfois absolument tout. Sans misérabilisme, avec un enthousiasme et un humour communicatifs, cette professionnelle hors norme nous invite chez celles et ceux que nous ne voyons plus, que nous n’entendons plus… nous offrant mois après mois, saison après saison, l’occasion de rencontres en apparence simples mais d’une inestimable richesse.

Comment a débuté l’aventure des Anges Anonymes ?

Par une rencontre, lorsque je préparais mon court-métrage « Champagne ». Je cherchais un décor à Lyon, un appartement dans son jus, qui aurait été habité depuis des années par une personne âgée, et quelqu’un m’a présenté Françoise en me disant : « elle est infirmière libérale, des appartements vieillots elle doit en visiter un paquet ! » Me voilà donc parti en novembre 2011 en tournée avec Françoise. J’ai immédiatement eu un coup de foudre pour cette femme hors du commun et pour les gens qu’elle m’a fait rencontrer, le monde dans lequel elle m’a permis de m’immiscer. Je suis retourné voir mon producteur, Hervé Houssou (Mitiki) et je lui ai dit : je sais ce que tu vas produire après « Champagne »! Il a tout de suite été séduit par l’idée.

Lancer un projet de documentaire n’est pas toujours facile, quelles ont été les difficultés que vous avez rencontré au début ?

La principale difficulté pour nous réside dans le financement. On a répondu en partie à cette difficulté avec touscoprod, mais le cercle vertueux c’est que cela nous a obligé à solliciter de nombreux partenaires potentiels – dans le giron du métier d’infirmier libéral – et que trois d’entres eux sont devenus partenaires financiers, dont un qui nous avait déjà suivi sur « Champagne ». Pour le reste, c’est de l’organisation car le tournage dure un an, hors de Paris où je réside, à raison de deux ou trois jours par mois avec mon chef opérateur image et son. Mais ce n’est pas si compliqué à gérer. Le nerf de la « guerre » reste l’argent. Depuis septembre 2012 et le tournage du pilote nous nous sommes tous mis en participation et même avec une partie du budget trouvé, nous resterons partiellement en participation. Ceci dit, ce film est une aventure qui humainement vaut toutes les rémunérations du monde.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Je connaissais par des amis qui avaient tenté l’expérience et j’avais eu l’occasion d’en rencontrer l’une des représentantes aux journées des jeunes producteurs indépendants (JJPI), journées créées par la productrice Laurence Lascary (De l’autre côté du périph’).

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

Le fait que ce film ait une fonction « sociétale » vertueuse (je ne sais pas comment dire ça autrement, ça peut paraitre très prétentieux), c’est-à-dire qu’il ait vocation à être utile, à servir une cause, celle de la sauvegarde d’une profession menacée, celle du respect de la volonté des personnes âgées/dépendantes – voire isolées – à rester chez elle, le fait aussi qu’on porte un regard aimant sur ces personnes que l’on préfère souvent ne pas trop regarder… Si mon projet avait été un film sans cette dimension « bonne action », je n’aurais pas mis à contribution mes proches, amis et le grand public. Mais c’est un point de vue personnel, je ne juge pas ceux qui le font… et heureusement pour touscoprod que tout le monde ne raisonne pas comme moi !

Vous avez participé à l’une de nos master class touscoprod, qu’est-ce que cette formation vous a apporté ?

Une compréhension globale des bonnes pratiques, c’était clair et utile.

Qu’est-ce que cette campagne a changé à votre documentaire ?

Il lui permet d’exister, de prendre son envol. C’est insuffisant mais c’est déterminant pour la suite. Ce n’est pas exactement le début de notre aventure dans ce film, mais c’en est le premier vrai tournant. J’espère pas le dernier !

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Nous avons eu la chance de bénéficier d’un écho extrêmement positif autour du projet. Nous recevons quasi quotidiennement des messages d’encouragement via Facebook ou autres. Une anecdote ? Un infirmier libéral que l’on ne connaissait absolument pas a investi pour 2 500 euros dans touscoprod après nous avoir demandé l’autorisation de proposer pour 100 euros aux infirmières qui le souhaitaient un pack petites annonces emploi sur son site perso + l’équivalent en contreparties touscoprod. Il a habillé la page Facebook de son site avec le bandeau du film. La contribution est tombée miraculeusement un vendredi soir. Je me souviens avoir passé un bon week-end…

Où en est votre projet maintenant, quelles sont les prochaines étapes ?

Nous continuons à tourner et ce jusqu’au 31 décembre 2013… 23h59. Nous sommes encore en recherche active de partenaires financiers et travaillerons bientôt sur les stratégies d’exploitation du film – rencontres avec des distributeurs cinéma, etc.

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

J’ai été marqué par le succès de la campagne du film sur les sages-femmes à domicile (Entre leur mains, ndlr). D’une manière générale je suis sensible aux démarches un peu militantes bien que très peu militant moi-même. Mais j’avoue – honteusement – ne pas avoir eu beaucoup le temps de regarder les autres projets pendant ma campagne ; on a la tête dans le guidon, il ne faut jamais rien lâcher. Je prendrai le temps de regarder les autres projets et je tacherai de participer. Rien ne fait plus plaisir qu’une participation venant d’un(e) parfait(e) inconnu(e)… dans notre cas, ça a représenté 40% des contributions environ. C’est ce qu’il y a de plus encourageant…

Le voyage de Léo

Dans le cadre de notre partenariat avec la Transmedia Immersive University, qui parraine 5 projets sur touscoprod, Le Voyage de Léo s’est démarqué tout de suite en récoltant plus de 1 600€ en à peine une semaine. C’est une success story « en cours de route » pour ces jeunes étudiants dont le projet pour enfant continue à séduire de nombreux coprods.

2 195€ en 20 jours, 59 coprods, déjà 146% de l’objectif de départ

« Le Voyage de Léo » raconte les formidables aventures du jeune Léo – 13 ans – qui va découvrir ce Monde Fantastique. Et c’est là-bas qu’il va rencontrer ses amis Liza et Draz pour, ensemble, sauver leurs mondes. Pour y parvenir, il n’y aura qu’une seule solution : les incroyables inventions de Léo !

C’est grâce à cette fantastique aventure que le petit Léo – de retour sur Terre – deviendra le célèbre… Léonard de Vinci.

 

Comment a débuté votre projet Le Voyage de Léo ? Avez-vous rencontré des difficultés particulières au début ?

Tout d’abord, merci pour cette interview. Le début de l’aventure du Voyage de Léo remonte à presque deux ans. A l’époque, tout n’était pas clair mais je voyais à peu près où aller avec mes personnages et mon univers. Puis est arrivée mon équipe. L’émulsion qu’a créée leur enthousiasme et leur implication a totalement redessiné et précisé toutes les façades de la série. L’univers s’est enrichi, les personnages se sont complexifiés et l’intégralité du projet s’est solidifiée. Ça a été la première étape. Ensuite, il a fallu concrétiser tout ça et entrer en production. Et ce n’était pas une mince affaire ! Il fallait rester fidèle à la direction artistique que j’avais imposée et la richesse qui en découlait. Mais une fois sur les rails, la production a suivi son cours et nous vous promettons de belles images.

Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Grâce au TIU ! Le Voyage de Léo a vu le jour dans les locaux de Bellecour 3D & Entertainment, à Lyon. Et alors que je travaillais sur le concept de Léo, deux autres projets de séries TV Transmédia de chez nous étaient déjà bien avancés. Ils organisaient une campagne de crowdfunding via Touscoprod, grâce au partenariat avec la Transmédia Immersive University.

Qu’est-ce qui vous a décidé à présenter votre projet ?

Le succès des campagnes des deux projets précédents. Mais c’est aussi l’ambition que nous avions placée en Léo. Je tenais absolument à garder un certain niveau d’exigence (compte-tenu du thème de notre série TV), or ça impliquait d’engager des talents supplémentaires pour compléter notre équipe de développement (de cinq personnes). Il fallait intervenir sur la musique, le son, sur la partie Transmédia et  nous avions aussi besoin de comédiens faits pour nos personnages (et pas l’inverse). Et conserver un tel niveau d’exigence nous obligeait à avoir un budget (qui était inexistant avec notre statut d’étudiants).

Vous avez participé à l’une de nos master class touscoprod, qu’est-ce que cette formation vous a apporté ?

Une visibilité concrète sur la notion de crowdfunding et la façon de mener une campagne. Des notions très fraîches pour moi, comme pour mon équipe. Je connaissais le concept même et j’avais des idées sur le fonctionnement de tout le processus, mais la Masterclass m’a permis de remettre les choses dans l’ordre, d’établir un plan des priorités et de comprendre le panel d’outils mis à notre disposition afin de les utiliser au mieux. Ce qui, je crois, aura finalement été le cas.

Vous avez atteint votre jauge en à peine quelques jours, quel est votre secret ?

Ça peut paraître facile et pourtant… Le secret, c’est d’y croire. Pas seulement croire dans la campagne, il s’agit plutôt d’un effet secondaire. Non, croire dur comme fer en son projet. Celui que l’on porte devant les feux de la rampe. Et c’est très largement le cas pour Le Voyage de Léo. Pour moi comme pour mon équipe, ce projet c’est une évidence. Vous le verrez sur vos écrans dans quelques années ! On s’est attaché à nos personnages, notre univers et notre histoire et tout, dans notre travail, doit l’exprimer. Donc, tout naturellement, au moment de diffuser les premières images de la série, les gens ont accroché. Nous avons créé l’événement sur Facebook (Twitter et Blogger) et fait un buzz modeste, mais suffisant pour animer la communauté et la fidéliser. Communauté qui a, elle aussi, parlé de la série autour d’elle. Et puis, nos contreparties touscoprod sont alléchantes !

Comment vous envisagez la suite de votre campagne ?

Sur la même lancée, mais en plus calme. On s’est vite aperçu que cet argent ne sera pas de trop. On pourra d’autant plus valoriser nos partenaires et offrir des contreparties de meilleures factures à tous nos coprods. Et puis, on réservera aussi quelques surprises.

Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Formidablement ! Notre communauté, pour le moment, c’est principalement celle de Facebook et celle qui nous a aidé sur touscoprod.com. Elles sont distinctes mais complémentaires et les deux nous suivent encore. Par exemple, sur la page Facebook de Léo, nous avions lancé un mini-jeu dans le cadre de Pâques. Il fallait repérer l’intrus parmi les œufs de Pâques présents sur une image exclusive de la série. L’intrus en question était un objet de la série que nous avions prévu de présenter si la communauté se prêtait au jeu. Et elle l’a fait ! On a même eu droit au message d’une « likeuse » qui nous disait qu’elle aussi avait trouvé l’œuf noir (une fois le jeu terminé). Du coup, nous préparons en ce moment une série de jeux dans la lignée de cette énigme et on espère autant sinon plus de participations !

Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

J’ai découvert très récemment Jacquelette de Lune qui me parle et me paraît très prometteur. Ou encore IRL : In Real Life, qui représente un peu un rêve personnel de réaliser mon propre court-métrage SF en prise de vue réelle. Mais je ne pourrais pas évoquer tel ou tel projet sans parler des Brooniz !

Les Brooniz est un projet porté par François Carrobourg (de Bellecour également) et qui parle de petits lutins de retour dans notre quotidien. C’est une série d’animation 3D faisant partie d’un vaste programme Transmédia très bien imaginé. Le ton, les personnages et les graphismes sont vraiment séduisants. D’ailleurs, j’en suis même devenu coproducteur ! (et plusieurs de mes coprods le sont devenus également). Les Brooniz est un projet vraiment chouette et qui a encore besoin d’être coproduit. Alors j’invite tout futur coprod à faire le pas !