Les bons élèves : Valérie Montmartin, Global Gay

Valérie Montmartin est productrice. Cette année, elle a dirigé d’une main de maître deux campagnes à la suite après avoir suivi la Masterclass touscoprod en février 2013. Global Gay, la première, a levé 10 672€ soit 107% de son objectif de départ, L’Histoire engloutie sous la mer, la seconde, a atteint 5 250€, 131% de son objectif. Si les deux projets sont des documentaires, les deux campagnes ont été très différentes, retour sur ces expériences.

Qu’est-ce que qui vous a donné envie de participer à la Master Class ?

Le principe même de la Master Class, et le fait que ça soit gratuit. Je trouvais le principe pertinent : en 2h j’étais censée tout comprendre sur comment mener une campagne.

Vous étiez satisfaite à la sortie ? 

Oui, absolument. Maintenant que j’ai mené deux campagnes je pourrais faire des remarques par rapport à mon expérience personnelle, mais globalement c’est bien, ça donne un bon aperçu.

Est-ce que vous aviez déjà préparé votre projet (édito, contreparties… ) avant de venir à la MC et est-ce que vous l’avez repensé après ?

Non, moi le projet était déjà très clair dans ma tête, le projet de film. Mais le projet de campagne pas du tout, donc je l’ai pensé à la suite de la Master Class. C’est la Master Class qui m’a permis de me dire «voilà, on fera ça, on aménagera telle vidéo» donc c’est avec la Master Class que j’ai construit la campagne.

Est-ce que pendant la campagne, au moins la première, vous avez repensé à ce que vous aviez entendu en Master Class ? 

Oui, j’ai pris des notes pendant la Master Class, et c’est vrai que pendant la campagne je me suis référée à mes notes. J’ai repensé notamment à la question de faire évoluer les contreparties ou pas, comment les faire évoluer, je suis plus retournée vers le site pour voir d’autres campagnes et voir comment les autres animaient la leur pour avoir d’autres exemples et qu’éventuellement ça m’inspire. Mais je crois que la Master Class sert vraiment au démarrage, à la mise en place de la campagne. Après de comprendre comment on mène à bien une campagne ça vient en la faisant et en essayant aussi de communiquer avec vous, les équipes, et ça c’est plus simple après la rencontre en Master Class.

Qu’est-ce que vous retenez de cette expérience ?

Au point de départ d’une campagne, quelle qu’elle soit, il y a toujours l’entourage. Et le principe des cercles qui avait été montré lors de la Master Class est vrai. Et si on ne sort pas de son premier cercle d’amis etc., on ne peut pas réussir. Pour faire une bonne campagne, il faut avoir un bon réseau et des super contreparties. Sur Global Gay on n’avait pas de très bonnes contreparties mais on ne pouvait pas en avoir, sur un documentaire c’est compliqué, sauf si y a une thématique comme pour L’Histoire engloutie sous la mer. Là on avait cherché un partenaire qui est la Fédération Française de Plongée qui nous a donné des cadeaux qu’on a mis en contreparties. Ce n’était pas si dur de réussir la campagne de L’Histoire engloutie sous la mer parce qu’on avait des super contreparties, et au contraire c’était très dur d’arriver à 10 000€ pour Global Gay.

Donc les contreparties sont essentielles à la réussite du projet ?

Tout à fait. Les proches donnent parce que c’est nous, après ils élargissent avec des gens qu’ils arrivent à convaincre sur le projet, typiquement Global Gay c’est un sujet auquel on adhère ou pas, mais après j’ai eu du mal à élargir parce que les contreparties n’étaient pas super. Donc j’ai dû faire adhérer les gens que sur l’idée du film, et c’est comme si ça m’enlevait une jambe, j’ai fait la campagne un peu à cloche-pied. Sur L’Histoire engloutie sous la mer on avait deux jambes : on avait le principe même de raconter l’histoire des épaves, donc les plongeurs, les gens qui s’intéressent à la mer etc. allaient enfin avoir l’histoire de ces épaves dans la rade de Marseille, et la deuxième c’était que de toute façon les contreparties coûtaient moins chères que si on les achetaient ailleurs, du coup c’était beaucoup plus simple. Si on n’avait dû convaincre que sur le contenu éditorial du projet, on n’aurait pas réussi à atteindre les 100%, je trouve que c’est un bon exemple du rôle de la contrepartie. Pour mener une campagne il faut aussi être dégourdi, aller voir ses copains pour avoir des offres comme ça, faut quand même avoir des contreparties qui font dire aux gens « c’est cool de mettre de l’argent, j’ai un vrai truc en contrepartie ». Ca c’était très sympa et je referai des campagnes, mais pour moi la réflexion maintenant tourne vraiment sur la contrepartie.

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