Terminus

Encore étudiantes mais déjà très talentueuses et déterminées, Iris et Clara sont deux jeunes talents prometteurs. Désormais conquises par la démarche communautaire du crowdfunding, leur campagne pour leur court-métrage « Terminus » est sans doute le premier succès d’une longue série.

1 236 euros collectés, 56 coprods, 112% de leur objectif de départ

Deux personnages, Céline et Jeanne, vont appréhender la fin du monde de deux façons différentes. Heureusement, l’apocalypse n’a finalement pas eu lieu, mais elle nous aura tout de même permis de nous poser quelques questions.

▪ Comment a débuté l’aventure « Terminus » ? 

Face à l’ébullition médiatique qu’a provoquée l’annonce de la fin du monde en 2012, nous avons décidé de nous emparer du sujet et de le traiter à notre manière. Comment agirait-on le jour de la fin du monde ? Vaste question à laquelle nous avions envie de répondre. Nos deux personnages principaux sont ainsi nés de nos diverses idées sur le sujet ainsi que de témoignages quelques fois troublants.

▪ Vous lancer seules dans cette aventure n’a pas dû être facile. Une anecdote ?

Nous étions en train de chercher vaillamment un appartement pour que l’on puisse tourner, mais sans succès… Un soir, alors que nous nous promenions au bord du canal saint martin, l’une d’entre nous croise un ami à elle. L’autre, ayant une envie pressante, il nous propose de monter chez un ami à lui qui habite juste là, au bord du canal. Et nous voici transportés dans un appartement au style Napoléon III, une perle rare… Nous avons échangé un regard… Nous avions notre lieu ! Deux jours après, le propriétaire accepté de nous le prêter pour Terminus.

▪ Comment avez-vous découvert touscoprod ?

Nous étions en train de faire le point sur nos moyens avec la décoratrice de notre film. Notre budget était serré et c’est elle qui nous a parlé de touscoprod, grâce auquel des amis à elle avaient déjà financé un film. A partir de là nous avons tenté l’aventure ! Nous avons aussi récemment assistées à une conférence organisée par l’université Paris 1 sur les nouveaux types de financements : l’un de représentant de touscoprod était présent pour expliquer les principes du financement participatif.

▪ Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans cette aventure ?

Après avoir obtenu un premier budget de la Sorbonne nous nous sommes vite rendu compte qu’il ne serait pas suffisant. Nous voulions cependant rester indépendantes pour cette production : touscoprod fut le moyen pour nous de nous sentir libres et de savoir que les gens croyaient en nous.

▪ Qu’est-ce que cette campagne a changé à votre court-métrage ?

En plus de l’apport financier qui fut déterminant, touscoprod nous a permis de faire une belle promotion pour Terminus. Les gens suivaient les différentes actualités, s’intéressaient à l’avancée du film : nous sommes en ce moment en train de faire faire les dvds et grâce à cette campagne, un grand nombre sont déjà réservés !

▪ Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Ce fut pour nous et pour notre communauté le moyen de partager une véritable aventure. Notre campagne à débuter sur facebook sur le principe : « si tout le monde met 1 euro, ça ira vite ! ». Chaque petite participation a compté et elle nous a permis d’avancer comme une véritable équipe, impliquant chaque contributeur dans le projet.

▪ Et maintenant ?

L’aventure Terminus continue avec l’inscription dans les festivals de court-métrage. Et nous avons plusieurs nouveaux projets en tête…

▪ Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle ou que vous soutenez ?

L’Ultimate Mix ! Adaptée d’une BD au scénario pointu et délirant, cette future comédie musicale funky d’animation 3D nous fait personnellement déjà rêvée ! Ce projet vénézuélien mérite toute notre attention et le maximum de participations ! SOUTENEZ L’ULTIMATE MIX !! 

▪ Déjà repérées par la presse : retrouvez une autre interview de notre duo sur Glamour

Morbayassa

Encore une belle histoire sur touscoprod, celle de Cheick Camara. Ce réalisateur guinéen ne connaissait rien à la folle aventure du crowdfunding avant de se lancer, il y a quelques mois.

Plus de 10 500€ en 4 mois grâce à la mobilisation de plus de 60 coprods.

« Morbayassa », c’est l’histoire de Bella, une jeune femme guinéenne que la vie a mal menée et qui se retrouve prisonnière d’un réseau de prostitution. Fatoumata Diawara, la célèbre chanteuse malienne, tient le rôle de cette femme qui refuse la fatalité de son destin.

▪ Comment a débuté cette aventure « Morbayassa » ?

Morbayassa est le nom d’une danse rituelle au Manding en Afrique de l’Ouest.  Elle est dansée quand on prête serment auprès des ancêtres pour un problème quelconque. Si les vœux sont exaucés, on les remercie en dansant Morbayassa. C’est essentiellement dansé par les femmes.

L’écriture a commencé en 2004. Morbayassa est antérieure à mon premier long métrage « Il va pleuvoir sur Conakry ». J’ai ressorti le projet du placard en 2008 pour le réécrire. En 2010, j’ai commencé le tournage, à Dakar, grâce à la vente de « Il va pleuvoir sur Conakry » à ARTE. Je l’ai ensuite arrêté pour reprendre la recherche de financement (…).

En 2011, on a tourné à Paris et en banlieue, et nous avons achevé le tournage à Dakar et Conakry. Je suis rentré en post-production pour faire le montage image. C’est à ce moment que j’ai été contacté par touscoprod, qui m’a proposé ses services. J’ai sauté sur l’occasion et ça a été positif, car j’ai pu obtenir ce que je voulais: 105% pour 10 000€. C’était pour finir de payer la monteuse et son assistante. Maintenant, il faut encore trouver de l’argent pour le reste de la post-production : montage son, étalonnage, mixage, sous titrage et les sorties copies.

En faisant ce film, j’ai voulu lancer un regard sur la SOCIETE à travers la mienne avec comme angle de vu la trajectoire d’une jeune femme qui a pour seul désir et pour seule volonté de ne pas accepter son destin. La violence qu’elle porte en elle va lui donner la force d’affronter, au prix fort ce changement tant rêvé.

▪ Vous lancer seul dans cette aventure n’a pas dû être facile. Une anecdote ?

Ca n’a pas du tout été facile. Je suis venu en courant, chez touscoprod, mais, j’ai failli repartir en courant car, je n’avais pas calculé l’énormité de la communication. J’étais tout seul à tout faire. Ce fut au moment où j’étais en montage. Je sors tôt et rentre tard, il faut passer au moins 4 heures devant l’ordinateur pour communiquer avant de dormir. Je n’en pouvais plus, surtout que la communication a un langage particulier. C’est un métier à part entière. Il ne faut pas répéter la même chose. Je n’ai pas cette culture. J’en avais marre.

Un jour, j’ai dit à mon amie : « j’arrête, je vais écrire à touscoprod et retirer mon projet ». Elle me répond : « gnèt ! Tu vas continuer, ne serait ce que pour ta crédibilité, pense à ceux qui ont déjà souscrit. Il faut que tu ailles jusqu’au bout ». Elle s’y est mise un peu avec son carnet d’adresse, et moi j’ai changé de système de communication. Je suis sorti de la communication conventionnelle, pour une plus  naturelle. J’ai commencé à aller voir les gens pour mieux expliquer. En plus de ce que je faisais sur l’ordinateur, j’ai aussi appelé. Cela a remonté la côte. Vers la fin, ça devenait intéressant parce que je voyais les souscriptions se suivre. Le 25 novembre, j’étais à 105%.

Ce fut une expérience intéressante. A un moment de l’évolution des souscriptions, on ne veut pas perdre ce qui est déjà là, cela met de l’énergie. La communication vient naturellement, car il faut que les gens comprennent : vous ne devez pas perdre ce qui est déjà acquis. Il y en a qui souscrivent deux ou trois fois. Jusqu’au jour où j’ai eu quelqu’un au téléphone qui m’a dit : « J’attends la fin pour clôturer quelque soit ce qui reste », j’étais à 79% à l’époque. Quel soulagement. Effectivement, le 23 novembre, je suis allé chez la personne qui m’a donné un chèque en faisant sauter le champagne… Elle avait beaucoup aimé « Il va pleuvoir sur Conakry ».

Voilà mon aventure avec touscoprod.

▪ Comment avez-vous découvert touscoprod ?

C’est touscoprod qui m’a contacté.

▪ Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans cette aventure ?

Parce que le système est vrai et propre.

▪ Qu’est-ce que cette campagne a changé dans le cours de votre film ?

La première dimension, c’est de trouver de l’argent pour faire le projet. Mais, la deuxième  aussi importante que la première, c’est la visibilité que cela va donner au film. L’engagement de tant de personnes sur le projet fait que le projet devient « Votre projet » et on se bat pour le faire aboutir. Cette confiance donne une grande responsabilité au porteur, il ne faut pas décevoir les coproducteurs.  Ce côté social et humain est très important dans ce système.

Autre chose, ça permet aux gens de comprendre les difficultés des cinéastes indépendants, voire des artistes indépendants, qui souhaitent aller au bout de leurs projets. Anecdote : j’étais dans le bureau d’un financier il n y a pas longtemps. Dans nos conversations, il me pose une question sincère : « Mais dis-moi, comment vous vivez, vous, cinéastes indépendants, surtout africains ? », il était vraiment sincère. Je lui répond « D’eau et d’amour pour l’art » Nous avons éclaté de rire…

▪ Comment a réagi votre communauté ? Une anecdote ?

Après avoir atteint l’objectif, ma communauté n’a pas arrêté de m’envoyer des mails de félicitation, aussi, quelques chèques en retards me sont parvenus.

▪ Et maintenant ?

Je suis rassuré de mon projet, il faut donc continuer à se battre pour arriver à bout.

▪ Pouvez-vous nous parler d’un autre projet sur touscoprod que vous aimez, qui vous interpelle où que vous soutenez ?

Franchement, j’aime tous les projets sur le site, si on est là, c’est qu’on défend quelque chose. J’aurai les moyens, j’aiderai tous les films sur le site.

Je fini par remercier la structure et l’encourage à aider les projets à exister.

Bravo à vous et à la prochaine fois sur touscoprod.

 

Benjamin, candidat du cinéma qui rassemble

Benjamin fait maintenant partie des 5 candidats retenus pour le 2ème tour de notre élection du président du festival Les étoiles touscoprod. Le festival 100% communautaire. Il répond à notre interview électorale !

Vos papiers svp ! Benjamin NAVET, 30 ans, Chargé d’Etude Merchandising, Levallois-Perret (92).

Ton meilleur souvenir cinéma ? Je n’évoquerai pas un film en particulier mais une séance de cinéma. Cela remonte au début de l’année 1998, j’avais 15 ans. Le film est sans surprise le carton de cette fin de siècle, Titanic. Ce n’est pas le film en lui-même qui me laisse le plus de souvenir, mais le fait que mon grand père m’avait accompagné au cinéma de Franconville (Val d’Oise) pour assister à la séance. Aujourd’hui décédé, nous avions rarement été au cinéma que tous les deux. En général nous regardions ensemble des westerns à la télé. Il s’agit là de l’un de mes plus beaux souvenirs d’une séance dans les salles obscures.

Un film que tu aurais voulu ne jamais avoir vu ? Il n’y a pas beaucoup de films (que j’ai vu) que je déteste totalement. À défaut d’en pointer un du doigt en particulier, je dénoncerai donc le dernier film que je regrette d’avoir vu au cinéma. Il s’agit du dernier opus Asterix et Obélix au service de sa Majesté. Sans grand intérêt, cet énième épisode d’Asterix ne m’a pas fait rire et il y a pleins d’autres films que j’aurai dû aller voir à la place. N’ayant pas vu l’avant dernier Asterix dont la critique était déjà mauvaise, j’ai voulu donner sa chance à celui-ci. J’ai eu tort.

Le festival Les étoiles touscoprod est un festival 100% communautaire, pourquoi voter pour toi, candidat du « cinéma qui rassemble » ? Adepte de tous les genres de films, je suis pour la diversité du cinéma. Je suis pour un cinéma qui raconte des histoires, sans forcément avec beaucoup de moyens mais toujours avec respect du spectateur. Je suis pour un cinéma de qualité adressé au plus grand nombre. Il n’y a pas qu’une manière de faire du cinéma, mais il n’y a pas non plus qu’une manière de le regarder. Pour moi regarder un film n’est pas qu’un moyen de passer son temps, ça doit être une expérience. Chaque spectateur doit s’engager et créer une véritable relation avec le film, s’enquérir de son contexte, s’informer des personnes qui l’ont réalisé, etc. En ce sens, je serai le Président du Cinéma qui rassemble les cinéastes et les spectateurs. N’est-ce pas là l’objectif d’un Festival 100% communautaire ? Et puis avoir un Président du jury qui s’appelle Navet, n’est-ce pas insolite et innovant ? + 1 pour toi !

Si tu devais choisir une musique de film pour ta campagne ? Mon choix se porte sur « Sacco et Vanzetti », chanson de Joan Baez nommée « Here’s to you ». Sur une magnifique musique d’Ennio Morricone, les paroles illustrent une histoire lourde de sens, deux anarchistes italiens condamnés injustement à la peine de mort dans les années 20 aux Etats-Unis…

« …Here’s to you Nicolas and Bart, Rest forever here in our hearts. The last and final moment is yours. That agony is your triumph…”

Si tu deviens président, quel couple du cinéma formeriez-vous, toi et ta first lady ? Je ne travaille pas dans une boutique vidéo porno et je ne collectionne pas les photomatons d’inconnus. Elle n’est pas serveuse à Montmartre et son père n’est pas encore tombé amoureux d’un nain de jardin. Pour autant Amélie Poulain et Nino Quincampoix sont une réponse plausible. Ma first lady en Audrey Tautou et moi en Mathieu Kassovitz, pourquoi pas ? Me reste plus qu’à trouver l’épicerie de Jamel… Pour ça, on te souhaite bon courage !

Et pour finir, tu ferais quoi avec 6,33 euros ? (le prix moyen d’un ticket de cinéma. Ndlr) Avec 6,33 euros je n’irai pas au cinéma puisque je dispose déjà d’une carte illimitée. En revanche, même si ce n’est pas un pécule très élevé, cela pourrait me servir de base pour financer un projet touscoprod !!! Ou alors pour m’acheter un sandwich grec complet salade – tomate- oignon sauce mayonnaise avant ma séance de ciné, mais à ce prix là je ne sais pas si j’aurai les frites et la canette avec… La participation à un projet touscoprod est indéniablement un meilleur choix. On trouve aussi !

Votez Benjamin pour le nommer président du jury du festival Les étoiles touscoprod !

Florent, candidat de la fin du pop-corn dans les salles

Florent fait maintenant partie des 5 candidats retenus pour le 2ème tour de notre élection du président du festival Les étoiles touscoprod. Le festival 100% communautaire. Il répond à notre interview électorale !

Vos papiers svp ! Je me nomme Florent Carbone, j’ai 22 ans je suis artiste vidéaste et réside à Saint-Étienne.

Ton meilleur souvenir cinéma ? Mon souvenir le plus fort est surement ma première séance. J’avais 5 ans et un mélange d’excitations, de joie et de peur montait en moi.

Un film que tu aurais voulu ne jamais avoir vu ? Je pense que toute expérience cinématographique est bonne à prendre, bon c’est vrai qu’il y a toujours des exceptions…
On veut des exemples !

Le festival Les étoiles touscoprod est un festival 100% communautaire, pourquoi voter pour toi, candidat du « de la fin du pop-corn dans les salles » ? Pourquoi voter pour moi ? Car je distribuerais des marteaux à l’entrée des multiplex, afin des pouvoir exprimer à notre voisin de séance, qui fouille son paquet de pop-corn comme s’il jouait à Motus et qui mange le bouche ouverte, le LEGER désagrément que nous pouvons ressentir. Hommage à Lars Von Trier. Ah ouais quand même !

Si tu devais choisir une musique de film pour ta campagne ? La musique qui rythme ma campagne est « You’ve got a friend in me » de Toy Story. C’est un hymne à la fraternité qui représente bien cette communauté de touscoprod.

Si tu deviens président, quel couple du cinéma seriez-vous, toi et ta first lady/ ton first boy ? Mon couple présidentiel ressemblera aux Blues Brothers. Nous sommes à 106 miles du premier festival Les étoile touscoprod, nous avons fait le plein d’essence, la moitié d’un paquet de cigarettes, il fait noir et nous portons des lunettes noires, en route !

Et pour finir, tu ferais quoi avec 6,33 euros ? (le prix moyen d’un ticket de cinéma. Ndlr) Enfin pour 6,33€ je… Quoi elle est a ce prix-là votre place de ciné, où habitez-vous ? Je pars m’installer près de chez vous immédiatement ! Come on ! Mais on ne te garantit pas les 6,33€ !

Votez Florent pour le président du jury du festival Les étoiles touscoprod !

Oriane, candidate de tous les cinémas

Oriane fait maintenant partie des 5 candidats retenus pour le 2ème tour de notre élection du président du festival Les étoiles touscoprod. Le festival 100% communautaire. Elle répond à notre interview électorale !

Vos papiers svp ! Oriane Hurard, 25 ans, Paris. Je travaille dans la production audiovisuelle et plus particulièrement dans le transmedia. Ndlr : C’est notre seule candidate féminine !

Ton meilleur souvenir cinéma ? Le jour où j’ai découvert les films de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort et Les Parapluies de Cherbourg en particulier. Je ne m’en suis jamais vraiment remise.

Un film que tu aurais voulu ne jamais avoir vu ? J’oublie en général les mauvais films dès que je sors de la salle, dieu merci. Mais il y en a un qui reste gravé dans ma mémoire : Blanche, de Bernie Bonvoisin, sorti en 2002. Lou Doillon dans le rôle principal et José Garcia en Louis XIV, voilà qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille quant à la nullité sans nom du truc.

Le festival Les étoiles touscoprod est un festival 100% communautaire, pourquoi voter pour toi, candidate de « tous les cinémas » ? Pour une démocratie 100% cinéphile, où le cinéma serait gratuit et obligatoire pour tous. Une dose quotidienne recommandée et un prélèvement sur salaire pour financer les jeunes réalisateurs.

Si tu devais choisir une musique de film pour ta campagne ? « Il en faut peu pour être heureux », de Balou dans le Livre de la Jungle. Il en faut peu pour être heureux mais avec une dose quotidienne recommandée de cinéma, c’est mieux !

Si tu deviens présidente, quel couple du cinéma seriez-vous, toi et ta first lady/ ton first boy ? Laurel et Hardy, pour qu’on rigole un peu plus à l’Élysée.

 Et pour finir, tu ferais quoi avec 6,33 euros ? (le prix moyen d’un ticket de cinéma. Ndlr) Comme le cinéma sera gratuit, j’achèterai un muffin et un magazine, pour patienter dans la salle en attendant que le film commence !

Votez Oriane pour la nommer présidente du jury du festival Les étoiles touscoprod !

Maxime, candidat du vrai cinéma

Maxime fait maintenant partie des 5 candidats retenus pour le 2ème tour de notre élection du président du festival Les étoiles touscoprod. Le festival 100% communautaire. Il répond à notre interview électorale !

Vos papiers svp ! Maxime Mallet, 33 ans, acteur, j’habite dans le 9ème arrondissement de Paris.

Ton meilleur souvenir cinéma ? La fois ou ma voisine de devant s’est retournée a la fin de la séance pour me dire « C’est a cause de tes sales pieds que j’ai senti cette odeur pendant tout le film , c*** ! » J’avais en effet retiré mes chaussures dans le noir pour appuyer mes pieds au dossier. Drôle de meilleur souvenir !

Un film que tu aurais voulu ne jamais avoir vu ? Et bien au risque de diviser l’opinion, mais après tout je ne suis pas le candidat de la langue de bois, Holly Motors de Leos Carax car je me suis bien ennuyé ! Pour ne pas dire fait c*** car ce n’est pas un langage présidentiel et cela risquerait de me faire perdre les voix des catholiques intégristes auxquelles je tiens beaucoup. Ça c’est dit !

Le festival Les étoiles touscoprod est un festival 100% communautaire, pourquoi voter pour toi, candidat du « Vrai cinéma » ? En dehors du travail, je suis gourou extralucide et astigmate je suis donc tout désigné pour présider une communauté ! (Il est évident que moi président je me retiendrai d’abuser des plus jeunes adeptes). Ah ouais, un gourou extralucide et astigmate ?

Si tu devais choisir une musique de film pour ta campagne ? Je choisirai la musique « Pour une poignée de dollars » de Ennio Morricone. J’ai toujours rêvé de faire une entrée sur scène à partir de 00’52 secondes. De plus, le titre représente la modique somme pour laquelle je vends des portraits bénis à mon effigie qui assurent la prospérité (prouvé scientifiquement).

Si tu deviens président, quel couple du cinéma seriez-vous, toi et ta first lady/ ton first boy ? Nous serons Neo et Trinity dans Matrix , parce que ça doit être bon pour la santé de bien se la péter fringué comme ça, au moins une fois .

Et pour finir, tu ferais quoi avec 6,33 euros ? (le prix moyen d’un ticket de cinéma. Ndlr) Il est évident que j’achèterai de quoi manger pour le donner a un nécessiteux.

Votez Maxime pour le nommer président du jury du festival Les étoiles touscoprod !

Antoine, candidat du changement du cinéma

 

Antoine fait maintenant partie des 5 candidats retenus pour le 2ème tour de notre élection du président du festival Les étoiles touscoprod. Le festival 100% communautaire. Il répond à notre interview électorale !

Vos papiers svp ! Antoine Guillot, 23 ans, metteur en scène, éditeur, producteur, à Aix-les-Bains.

Ton meilleur souvenir cinéma ? Theorem de Pasolini dans un petit cinéma d’Annecy à 15 ans à 23h, en étant entré par l’issue de secours parce que je n’avais pas les moyens de payer. Se retrouver en pleine nuit dans ce cinéma à 15 ans, illégitimement, pour voir un tel chef d’œuvre, un ovni, fondateur du Cinéma de demain, de part la narration, le jeu d’acteur et le regard perçant et angoissant de la caméra de Pasolini. Un moment rare, précieux et évidemment inoubliable. Promis, on ne le dira à personne !

Un film que tu aurais voulu ne jamais avoir vu ? 40 jours 40 nuits, c’est tellement ridicule que je me suis forcé à regarder jusqu’à la fin dans l’espoir de voir apparaître une quelconque trame intelligente de scénario…

Le festival Les étoiles touscoprod est un festival 100% communautaire, pourquoi voter pour toi, candidat du «changement au cinéma» ? La société française et le monde entier sont en crise. Une crise financière certes, mais avant tout une crise sociale. Nous avons aujourd’hui besoin d’éléments fédérateurs, de communion, d’expériences et de mouvement communs aux générations d’aujourd’hui.

Nos arrières grands parents avaient la première et la deuxième guerre mondiale. Nos grands parents avaient la deuxième guerre mondiale et celle d’Algérie. Nos parents sont nés pendant la guerre d’Algérie et ont ensuite eu mai 68.

Et nous, génération de jeunes actifs…Aujourd’hui, quelle est notre guerre à nous ? Quelle est l’expérience commune à toute notre génération, expérience qui crée le lien social, la compréhension et la rencontre d’autrui…? Je souhaite pouvoir répondre à cette problématique par la culture. La culture est à mon sens le seul ciment sociétal cohérent pour le XXIème siècle. Avoir en commun la connaissance et la fascination de groupes de rocks, de grands acteurs, de peintres, de danseurs…Réunir tout le monde lors de la fête de la musique, lors du festival de Cannes ou celui d’Avignon…

Moi Président, le cinéma ne nous racontera que des histoires, parce que des artistes ont des choses à nous dire. Moi Président, tout le monde aura accès à la culture cinématographique dès les premières années de scolarité. Moi Président, nous respirerons en tant que spectateur avec l’acteur, parce que c’est lui qui nous fait rêver, et nous n’avons besoin de rien d’autre. Moi Président, le cinéma changera, parce qu’il est temps qu’il soit en adéquation parfaite avec notre temps et l’avenir des générations qui feront le monde de demain. Ah ouais, rien que ça !

Si tu devais choisir une musique de film pour ta campagne ? La musique de ma campagne pour le présidence du jury du festival serait « Kashmir » de Led Zeppelin, reprise par Puff Daddy pour le film Godzilla.

Si tu deviens président, quel couple du cinéma seriez-vous, toi et ta first lady/ ton first boy ? Si je deviens Président je formerai, avec ma first Lady, le couple mythique de Romy Schneider et Alain Delon.

Et pour finir, tu ferais quoi avec 6,33 euros ? (le prix moyen d’un ticket de cinéma. Ndlr)  Avec 6€33 je parierai sur la production d’un film auquel je crois à l’aide de touscoprod évidemment ! What else ?

Votez Antoine pour le nommer président du jury du festival Les étoiles touscoprod !

Lancement du 2ème tour des présidentielles Les étoiles touscoprod !

Le 1er tour de l’élection étant passé, le festival Les étoiles touscoprod vous propose de passer à la vitesse supérieure.

Rappelons le principe de ce nouveau festival 100% communautaire. Les films en compétition sont des films financés grâce à vous, sur touscoprod. Vous élisez vos films préférés, vous choisissez votre président du jury ! C’est VOTRE festival !

Une cinquantaine de prétendants ont participé pour tenter d’accéder au titre de président du jury des étoiles touscoprod. Un seul candidat par slogan pouvait accéder au 2ème tour.

 

Seulement 5 candidats se disputent donc maintenant la place. Pour élire votre président, rien de plus simple :

1- Découvrez les interviews de nos cinq candidats : Antoine, Maxime, Oriane, Florent et Benjamin.

2- « Likez » votre favori avant le 10 janvier 2013, à 12h, sur la page facebook touscoprod.

À vous de jouez, et bon courage aux candidat !

 

Dip N’ Dance

C’est pour sa détermination, son talent et son projet aujourd’hui culte chez touscoprod qu’Hugo Cierzniak fait partie de nos belles histoires. Avec « Dip N’ Dance », un court-métrage d’animation, Hugo a collecté 8 380€ en 2 mois ! Ses 137 coprods se sont vite laissés convaincre par la qualité de son travail, le ton humoristique et le message de son film.

8 380 euros collectés, 137 coprods, 106% de son objectif de départ.

« Dip N’ Dance », c’est l’histoire délirante de Maximilien Desmarets de la Rochebruyère, “MDR”, un aristocrate quadragénaire arrogant et orgueilleux qui commande le mobilier de sa salle de bain et qui après un choc électrique avec son poste radio, va se retrouver possédé par les musiques diffusées, avant que son mobilier ne se retourne contre lui.

▪ Comment a débuté cette aventure « Dip N’ Dance » ?

C’est un projet dont l’idée m’est venue en 2007 où j’avais vu la performance d’une danseuse contemporaine à Berlin qui dansait complètement nue et chantait en playback avec juste une perruque orange fluo. Elle tournait le dos au public en faisant semblant de tenir un micro.

L’effet comique que m’a inspiré la performance m’a poussé à analyser… pourquoi c’était drôle ?

Je me suis rappelé que tout le monde s’amuse à chanter et danser nu sous sa douche en ayant l’air probablement aussi ridicule. J’en suis arrivé à la conclusion qu’en imaginant un bourgeois, qui serait tout le contraire d’un danseur, danser contre sa volonté sur des musiques déjantées, on obtiendrait un contraste hilarant. Mettre en scène quelqu’un de riche ayant un faible pour des gadgets technologiquement avancés qui se retourneraient contre lui alors qu’il est déjà en danger était un bon prétexte et une manière humoristique de dénoncer les abus de notre société de consommation actuelle et les dangers des progrès technologiques qu’on ne maîtrise pas toujours.

▪ Tu l’expliques dans ta vidéo de présentation, se lancer seul dans cette aventure a été un parcours du combattant. Une anecdote ?

Des anecdotes j’en ai à la pelle mais la vidéo de présentation devait rester courte et surtout ne pas être un complainte sur les difficultés de mener à bien un projet comme celui là .

Une anecdote que je n’évoque pas mais qui me restera encore un moment en tête, c’est après la préselection du film lors d’un appel à projets de la part d’un organisme attribuant des bourses pour des films d’animation à but non lucratif. Je passe devant devant un jury composé de professionnels du milieu, et après quelques phrases du genre « On est confronté aux technologies au quotidien je ne suis pas bien sûr que le public ait envie de voir ça en court-métrage » ou encore  « Ouais bon c’est un mec qui danse dans sa salle de bains so what ? »

J’ai eu le droit pour finir ma présentation à un ultime « Mais.. Euh.. Je ne comprends pas, pourquoi vous avez besoin de fonds pour faire ce film et pourquoi vous ne faites pas ça sur votre temps libre avec des amis ? »

▪ Comment as-tu découvert touscoprod ?

C’est un ami/employeur avec qui j’ai l’habitude de travailler et qui était au courant de ma démarche qui m’a fait découvrir le site.

▪ Qu’est-ce qui t’as décidé à te lancer dans cette aventure ?

C’était un bon moyen pour faire parler du projet tout autour de moi. Et puis je me suis dis que si les professionnels du milieu ne voyaient pas d’intérêt dans ce projet, c’est que sûrement le public serait plus clairvoyant

▪ Qu’est-ce que cette campagne a changé dans le destin de ton film ?

Le moyen de récolter juste de quoi remercier plus ou moins à la hauteur de leur participation les gens qui auront travaillé dessus gratuitement ou presque pendant le temps de la production du film. Sans la récolte des fonds, le film se serait quand même fait mais disons que je n’aurais pu remercier ceux qui m’ont soutenu sur le projet qu’avec « ma gratitude éternelle »… Et on sait tous que la gratitude n’a jamais nourri personne ni suffit à payer un loyer à Paris.

▪ Comment a réagi ta communauté ? Une anecdote ?

La « communauté » de l’animation dirons nous, a tout de suite très bien recueilli ce projet. Beaucoup d’enthousiasme et d’attente autour du film. La plus grande surprise a été la participation de certaine personne qu’on n’attendait pas du tout et malheureusement, l’absence de certaines sur lesquelles on pensait pouvoir compter. Mais dans l’ensemble, les gens se sont montrés beaucoup plus généreux que ce à quoi je m’attendais donc j’ai été très agréablement surpris.

▪ Et maintenant ?

A l’heure actuelle, le film côté image est plus ou moins terminé. Tout est entre les mains du sound designer qui s’occupe de bruiter le film et de mettre les ambiances. Ensuite on mix le tout, on fait une dernière couche d’étalonnage sur le film, quelques retouches au niveau du générique et après on devrait être bons pour que le film soit enfin terminé prêt à partir en festivals !!! J’imagine qu’on devrait le terminer pour de bon entre début et mi-janvier 2013.

Une idée, un projet audiovisuel à financer ? déposez votre projet sur touscoprod et devenez une de nos belles histoires !

 

And the winner is… Dolça

Nous sommes heureux de vous présenter le lauréat de l’appel à projets lancé à l’occasion de notre partenariat avec le festival du court métrage de Nice.

Dolça raconte le passage d’une jeune fille de l’adolescence à l’âge adulte : les émotions, désirs et incertitudes de ce personnage, au cœur de la Catalogne.

Grâce à ce titre de lauréat, nous offrons à Dolça une dotation de 10% de sa jauge. Un bon début de campagne pour l’équipe du film qui cherche à réunir 4 500€ en 3 mois.

Nous accueillons également 4 autres nouveaux projets de court métrage :

Nous souhaitons une bonne campagne à nos nouveaux porteurs de projets !